révolution industrieuse

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1986) Calque de l’anglais Industrious Revolution, créé par Akira Hayami en 1976 pour expliquer l’économie japonaise dans les XVIIe et XVIIIe siècles, et popularisé par Jan de Vries pour expliquer l’économie européenne avant la révolution industrielle.

Locution nominale [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
révolution industrieuse révolutions industrieuses
\ʁe.vɔ.ly.sjɔ̃ ɛ̃.dys.tʁi.jøz\

révolution industrieuse \ʁe.vɔ.ly.sjɔ̃ ɛ̃.dys.tʁi.jøz\ féminin

  1. (Histoire) (Économie) Changement historique hypothétique des mentalités d’une société avant la révolution industrielle caractérisé par l’intensification du travail, la production pour le marché et l’augmentation de la demande.
    • Les samouraïs, jadis belliqueux, se transforment en bureaucrates efficaces ; une « révolution industrieuse » au niveau de l’artisanat pose, dès le XVIIIe siècle, les bases de la révolution industrielle qui se déroulera vers 1900, pendant l’ère Meiji. — (L’Express international, nos 2060-2072, 1991, p. 63)
    • Par ailleurs, la baisse des salaires enregistrée tout au long du XVIIIe siècle obligea les familles de journaliers et toutes celles qui dépendaient d’un travail salarié à travailler davantage, tout spécialement pour le marché, afin de pouvoir maintenir, sinon accroître leur niveau de consommation. L’intensification du travail, la « révolution industrieuse » de J. De Vries n’eut peut-être pas pour but ultime l’acquisition de biens. Elle pourrait être également le fruit de la croissance démographique, du manque de terres, de la diminution des salaires et des impôts qui, à partir de 1714, furent monétisés. — (Histoire & Mesure, vol. XXI, no 1/2006, 2006, p. 167)
    • De vries a formulé l’hypothèse que les populations de la Hollande, du Sud de l’Angleterre, de l’Allemagne du Nord et des treize colonies nord-américaines avaient vécu une série de révolutions industrieuses. Cela impliquait notamment une utilisation plus rationnelle de la main-d’œuvre familiale, rendue possible par l’achat à l’extérieur de marchandises et de services. […] En s’appuyant sur le cas de l’Angleterre, Hans-Joachim Voth a étudié dans le détail un aspect caractéristique de l’une de ces révolutions industrieuses, et il a montré comment, à l’échelle de toute une société, une approche nouvelle fondée sur le respect d’horaires imposés se développa entre 1750 et 1830. — (Christopher Alan Bayly, La naissance du monde moderne (1780-1914), traduit par Michel Cordillot, 2007, ISBN 9782708239128, p. 91-92)

Traductions[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]