s’épivarder

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Originaire du patois poitevin, de pivert, un oiseau volubile.[1]

Verbe [modifier le wikicode]

s’épivarder \s‿e.pi.vaʁ.de\ pronominal transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Québec) Se disperser ; s’étendre.
    • Point d'Européens, point d'étrangers, rien d'inquiétant en vue... Les deux petites, rassurées, vinrent se coucher sous la cascade qui se mit à s'épivarder bruyamment autour d'elles... — (Pierre Loti, Le Mariage de Loti, Calmann-Lévy, 1881, chap. 11)
    • Désolé je m'enfuis, à travers les papillons hagards qui s'épivardent loin des fleurs en cervelles tragiques, je m'enfuis des blonds hallebardiers gardant les âmes du vallon. — (Saint-Pol-Roux, Peupliers, dans Les Reposoirs de la procession, Mercure de France, 1893, vol. 1, p. 110)
  2. (Québec) Se pavaner.[2]
    • Cheminant vers la rue Saint-Joseph, elle songe avec nostalgie à l'ancienne Suzanne, celle qui s’épivardait dans la rue avec ses enfants pendant les récréations et qui, parfois, grimpait au pommier en déchirant sa jupe... — (Anne-Marie Sicotte, Les accoucheuses, tome 1 : La Fierté, Éditions 12/21, 2015, chap. 3)
    • En effet, il fut un temps où Guy s’épivardait 4 jours sur 7 sur le plancher de danse de la Plage Idéale; pire encore, il se costumait chaque mardi en jeune tyrolien libidineux et se pavanait ainsi accoutré durant les torrides et très arrosées soirées bavaroises tenues à ce même endroit. — (Luc A. Granger, Tous mes bien-cuits et autres fioritures de bureau: Une histoire du Centre fiscal de Shawinigan, BoD/Books on Demand , 2017, p. 73)

Références[modifier le wikicode]