sacré chien

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1825) Variante orthographique de sacré-chien, également fréquente sous la forme sacré chien tout pur.

Locution nominale [modifier le wikicode]

Indénombrable
sacré chien
\sa.kʁe ʃjɛ̃\

sacré chien \sa.kʁe ʃjɛ̃\ masculin (Indénombrable)

  1. (Populaire) (Désuet) Eau-de-vie fortement alcoolisée, tord-boyaux.
    • Il prit à mon frère une gaieté, il frappa contre les vitres en criant : « Bonnes gens, vendez-vous du sacré chien » ? et après cet exploit il m'entraîna en courant dans une petite ruelle obscure, à côté de ces cabarets, où nous nous cachâmes en mourant de rire. Notre joie s’augmenta encore en entendant le cabaretier sur le pas de sa porte menacer de coups de gourdin les polissons qui avaient frappé aux vitres. Mon frère m’expliqua que sacré chien voulait dire de l’eau-de-vie. Je trouvais cela si charmant, que je voulus aller à un autre cabaret voisin faire cette jolie demande, qui eut le même succès ; nous répétâmes plusieurs fois celte agréable plaisanterie, nous disputant à qui dirait sacré chien, et finissant par le dire en duo, et toujours à chaque fois nous sauvant à toutes jambes dans la petite ruelle, où nous faisions des rires à tomber par terre. — (Félicité de Genlis, Mémoires de Mme de Genlis sur la cour, la ville et les salons de Paris, G. Barba, 1868 (posthume), page 23)
    • Quant à moi, et tel que vous me voyez, moi, Pantaléon-Bobêche-Turlupignac de Labachébachique, né natif de la Haute-Garonne, sergent à la septième du trois des chasseurs à pied, j’ai soifé, en ma vie, assez de vin, bière, schnaps, casse-poitrine, sacré chien tout pur, vitriol à l’incendie et autres siroteries de ce genre, pour abreuver, pendant vingt-cinq ans, une armée de cent quatre-vingt mille hommes... — (Antoine Saas, Le Doigt de Dieu, Derivaux, 1859, page 15)
    • L’heure était passée où le cric lui donnait des couleurs. Il ne pouvait plus se taper sur le torse, et crâner, en disant que le sacré chien l’engraissait ; car sa vilaine graisse jaune des premières années avait fondu, et il tournait au sécot, il se plombait, avec des tons verts de macchabée pourrissant dans une mare. — (Émile Zola, L’Assomoir, G. Charpentier, 1877, page 430)

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Variantes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]


Prononciation[modifier le wikicode]