saltimbanque

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Vient de l’italien saltimbanco, de même sens, lui même issu de l’expression salta in banco (« sauter sur le banc »).

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
saltimbanque saltimbanques
\sal.tɛ̃.bɑ̃k\

saltimbanque \sal.tɛ̃.bɑ̃k\ masculin

La famille du saltimbanque: l'enfant blessé (Gustave Doré).
  1. Bateleur qui débite ses boniments et fait ses exercices sur les places publiques, dans les foires.
    • La couleur, la forme, étaient d’un végétal ; mais d’un autre côté ces corps se déplaçaient tantôt en rampant avec une extrême lenteur, tantôt en exécutant des espèces de culbute à la façon des saltimbanques. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pp. 496-519))
    • (...) rendez-vous de tout ce qui nous arrive de l’intérieur, tziganes, saltimbanques, montreurs d’ours. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
    • — Je ne vais pas laisser un travail régulier pour faire la saltimbanque et courir le cacheton, comme disent les artistes. — (Georges Chaulet, Les secrets de Fantômette, Hachette Jeunesse, 2011, p. 241)
  2. (Figuré) Bouffon de société et mauvais orateur qui débite, avec des gestes outrés, des plaisanteries déplacées.
    • Cet homme croit être plaisant, ce n’est qu’un saltimbanque.
    • Vous avez dit, Sire, vous avez dit en parlant de ce saltimbanque d'alcôve, vous avez dit, Sire : Voici le vrai roi de France ! — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  3. (Familier) Homme sans consistance, dont les actes et les propos ne méritent aucune considération à cause de sa légèreté et de son manque de sérieux.
    • C’est un vrai saltimbanque.

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]