saluer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin salutare (« saluer, souhaiter la bienvenue »). (Vers 980) saludent (« saluent »).

Verbe [modifier]

saluer \sa.lɥe\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Donner à quelqu’un une marque de civilité, de déférence ou de respect, en l’abordant, en le rencontrant, en le quittant.
    • Je vous salue, j’ai l’honneur de vous saluer, se dit, par civilité, à une personne que l’on aborde.
    • Nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas, nous sommes poliment et froidement ensemble.
    • Aller saluer, aller faire visite à quelqu’un, lui rendre ses devoirs.
    • Les officiers de la garnison sont allés saluer le gouverneur.
    • On s'égayait,[…], d’un dialogue,[…], entre le duc se promenant aux abords de son château de l’Eure et un paysan trainant un taureau dont il a plein les mains. « Vous ne me saluez pas? » interroge le duc qui veut être aimable, mais qui ne sais pas s’y prendre. — « Eh ! monsieur le duc, répond le rural, voulez vous ben tenir mon taureau et je m’en vas vous saluer? » — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Pareil à une bête tapie dans les hauteurs, le lourd rideau s'abattait, puis remontait au cintre, tandis que les duettistes venaient saluer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Je suis le directeur de ces messieurs, le directeur que l’on salue très bas et qui s’offre le délicat plaisir de faire attendre dans l’antichambre nombre de solliciteurs. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 179)
    • Il saluait chapeau bas tous ceux qui appartenaient à une classe sociale supérieure à la sienne, il traitait avec mépris ou condescendance ses inférieurs. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 118 de l’éd. de 1921)
    • Il m’a salué à sa manière, en portant deux doigts à sa tête et en souriant d’un air bonasse. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 133, Fischbacher, 1896)
  2. Donner les marques de respect qu’on doit à de certaines choses. — Note : On le dit particulièrement dans certaines cérémonies.
    • Saluer le drapeau.
    • Saluer de loin le lieu de sa naissance.
    • Saluer le catafalque.
  3. (En particulier) (Militaire) Donner les marques de civilité, de déférence, de respect qui sont en usage dans les troupes de terre et dans la marine.
    • Le Yacht Club salua mon départ de trois coups de canon, je répondis en amenant le pavillon français. C’était un départ public, cérémonieux. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Saluer de l’épée, saluer du drapeau.
    • Les vaisseaux saluèrent la citadelle.
    • La mer salue la terre, les vaisseaux qui mouillent devant une forteresse la saluent en tirant le canon.
  4. (Figuré) Tirer avec ses armes.
    • Nous n’y fûmes pas plus tôt embarqués que les sauvages accoururent en foule et nous saluèrent d’une grêle de flèches et de pierres. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
  5. Proclamer, nommer par acclamation.
    • Vespasien fut salué empereur par toute l’armée.

Synonymes[modifier]

Dérivés[modifier]

Apparentés étymologiques[modifier]

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

  • France : écouter « saluer [sa.lɥe] »

Homophones[modifier]

Anagrammes[modifier]

Références[modifier]

Ancien français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin salutare.

Verbe [modifier]

saluer \Prononciation ?\ transitif (conjugaison)

  1. Saluer.
Note[modifier]
  • Dans les manuscrits, sa graphie est identique à celle de salver, u et v étant représentés par une seule lettre en ancien français.

Références[modifier]