satirique

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du latin satiricus.

Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
satirique satiriques
\sa.ti.ʁik\

satirique \sa.ti.ʁik\ masculin et féminin identiques

  1. Qui appartient à la satire ; qui tient de la satire.
    • Mais, pour répondre à ceux qui pourront m'accuser d'avoir été satirique, je soutiens qu'il a toujours été permis aux gens de lettres de plaisanter sur la vie humaine, pourvu que cette plaisanterie ne dégénérât point en rage et en fureur. — (Érasme; Érasme de Rotterdam à son ami Thomas Morus in "Éloge de la folie", traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
    • La poésie satirique ne procède pas non plus du latin, les Bibles sont nées à l'aspect des désordres du temps. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
    • Dans le décor des miséricordes, autrefois simple, les huchiers donnent libre cours à leur fantaisie, les groupes sculptés n'ont pas toujours un caractère religieux, la tendance de l'époque au réalisme stimule l'humour et la verve satirique des artistes. — (Histoire de l'art: L'Europe médiévale, sous la direction de Jean Babelon, Paris : NRF/Gallimard (Encyclopédie de la Pléiade), 1961, p. 889)
  2. Qui est enclin aux propos mordants ; qui est porté à la médisance.
    • De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s'enlise avec le déclin du général. — (Bertrand Tillier, À la charge!: la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l'Amateur, 2005, page 73)

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
satirique satiriques
\sa.ti.ʁik\

satirique \sa.ti.ʁik\ masculin et féminin identiques

  1. Auteur de satires.
    • Mais les succès de ces convertisseurs bénévoles devaient être considérables, à en juger par les récriminations qu'il souleva de la part des auteurs des Évangiles et par les flèches que leur décochent les satiriques latins. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • La France n'aime plus les moralistes : ils posent des problèmes qui n'existent pas. Elle n'aime plus les satiriques : ils dérangent l'ordre présent des valeurs. Approfondir, soit, contester, non. — (Philippe Tesson; en avant-propos de « André Malraux ou le temps du silence » par André Brincourt, 1966)

Prononciation[modifier le wikicode]

Homophones[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]