se taper

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Forme pronominale de taper.

Verbe [modifier le wikicode]

se taper \sə ta.pe\ transitif pronominal 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Sens propre) Se cogner.
    • Aïe ! Je me suis tapé contre le bord du placard.
    • Arrête de te taper la tête contre les murs ! Tu es fou ?
  2. (Familier) Faire, se farcir, se coltiner (quelque chose, en particulier un travail peu ou pas du tout gratifiant).
    • Caroline se lassa vite du rôle de femme de politicien, et elle commença à se faire appeler C.C. pour montrer son indépendance. Quand Lucius était vice-gouverneur, elle devait se taper toutes les obligations qui barbaient les épouses de gouverneurs : les clubs de macramé, les centenaires, les mimes à la foire du comté, les élèves des écoles qui chantaient des cantiques dans les centres commerciaux. — (Ken Siman, Pizza Face, 1991. Traduit de l’américain par Pascale Barbera, 1993, p. 69)
    • Faut que tu te lèves, que tu te tapes le R.E.R., que tu répondes pas quand le patron te donne des ordres pour taffer un truc de merde. Trop relou. — (Rodophe Bléger, Aux larmes sauvageons !, Éditions Erinnyes, 2012, p. 24)
  3. (Familier) Recevoir ou être victime de quelque chose d’indésirable.
    • Il s’est tapé la honte devant tout le monde.
    • On s’est tapé trois heures de discussions qui n’ont abouti à rien.
  4. (Vulgaire) Posséder charnellement (quelqu’un).
    • Alors le soir, quand ils rentrent à l'Ibis, deux, trois Ricard plus tard, ils se tapent leur assistante ou une occasionnelle. C'est glauque, c'est vrai. — (Stéphane Guillon, « DSK. Quelle déception », dans On m'a demandé de vous calmer, éd. Stock/France Inter, 2009)
    • Ce qui me rend malade ce n'est pas que tu puises te taper cette guenon, mais qu'un looser de ton espèce puisse ainsi me prendre pour une conne en draguant sans retenue n'importe quoi. — (Jean-Paul Donckèle, L’Amour, comment il vient comment il va... selon qui on est : La vie amoureuse des « profils », Société des Écrivains, 2010, p. 197)
    • Hahahi! Tu penses que je veux me taper Édith, t'es encore plus largué que je pensais, toé! — (David Goudreault, La bête et sa cage (2016), in La bête intégrale, Stanké, 2018, p. 379)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]