souffre-douleur

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Composé de souffrir et de douleur.

Nom commun [modifier le wikicode]

(orthographe traditionnelle)
Singulier et pluriel
souffre-douleur
\su.fʁə.du.lœʁ\
(orthographe rectifiée de 1990)
Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
souffre-douleur souffre-douleurs
\su.fʁə.du.lœʁ\

souffre-douleur \su.fʁə.du.lœʁ\ masculin et féminin identiques, singulier et pluriel identiques

  1. Personne qui est continuellement l’objet des plaisanteries méchantes, des mauvais traitements de ceux qui profitent de sa faiblesse, de sa timidité, ou encore de l’infériorité de sa situation, de son isolement, de sa pauvreté ou de son état psychique.
    • Après s’être jadis débattue pendant près de dix mois, au milieu de ses tourments de souffre-douleur, sans lasser le mauvais vouloir de ses camarades, elle venait en quelques semaines de les dominer. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
    • Les mousses sont souvent les souffre-douleur de l’équipage. Tel maître a l’habitude de soulever, longtemps, par les deux oreilles un moussaillon terrifié ; un mousse est attaché plusieurs heures par les pieds et les mains au grand mât […]. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, p. 75, éd. Honoré Champion, 1925)
    • Mon rôle me plaisait, de même que tous les rôles de « souffre-douleur » qui m’étaient invariablement dévolus dans mes jeux avec mes frères. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 47.)
    • Nombreux sont les contes et légendes qui glorifient, à la fin de l'histoire, ce « cadet », celle ou celui que les aîné(e)s méprisaient et traitaient par-dessus la jambe, ce « petit », ce simplet, ce souffre-douleur aussi, qui doit d'abord grandir avant d'avoir - peut-être un jour - droit au chapitre dans le clan fraternel. — (Jaques Karin, Quelle place dans la fratrie ?: Identité fraternelle et influence du rang sur la personnalité, De Boeck Supérieur, 2008, chap. 4, p. 98)
    • Je suis le bouffon de la cité
      Le souffre-douleur du quartier
      La tafiole, le petit pédé
      Mon petit nom, c’est enculé

      — (Monsieur Roux, Le bouffon de la cité, extrait de l’album Ah si j’étais grand et beau…, 2005)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]