tête de bétail

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

De tête et bétail.
Attestée en 1681[1].

Locution nominale[modifier]

Singulier Pluriel
tête de bétail têtes de bétail
\tɛt də be.taj\

tête de bétail \tɛt də be.taj\ féminin

  1. Animal domestique ou d’élevage, en tant qu’unité de mesure d’un troupeau, d’un cheptel...
    • C’est, ajoute-t-il, une des plus fortes proportions que je connaisse et qui dépasse ce qu’on nomme l’état normal, c’est-à-dire une tête de bétail ou l’équivalent en autres bestiaux par hect. de terre. (Charles Bailly, Alexandre Bixio & François Malepeyre, Maison rustique du XIXe siècle, 1836, vol.4, p. 465)
    • La misère qui règne est indescriptible. Les troupes ont transformé les environs en un vaste désert, où il ne reste plus un habitant, plus une tête de bétail, plus un boisseau de grain. L'intendance ne réussit plus à pourvoir aux besoins de tous les ventres affamés dont elle a la charge. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 96)
    • Gaspillage au regard des statistiques : il vaudrait mieux qu’il s’associe avec un autre microfundiaire et qu’il n’élève qu’une seule tête de bétail. (Frédéric Landy, Paysans de l’Inde du Sud : le choix et la contrainte, 1994)

Synonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]

  1. Recueil de diverses Relations remarquables des principales Cours de l’Europe, page 649, 1681, Chez Pierre du Marteau, Cologne. « […] & se commit a mettre des imposts, que le peuple fut obligé de payer, en mettant un double Tribut sur le lieu, ou se vend la chair, c’est a dire, de payer au double, de ce qu’on avoit coûtume de donner dans la Boucherie, c’est a sçavoir, qu’on devoit donner Deux fois autant pour châque Tête de Bétail, de toute sorte d’espece de celuy, qu’on tüe, & qu’on vend ordinairement, ce qui est d’une Somme fort considerable, & qui surcharge de beaucoup le Peuple ; […] »