torcher

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(XIIe siècle)[1] Dénominal de torche[2], c’est proprement « essuyer avec une torche, un torchon ».

Verbe [modifier le wikicode]

torcher \tɔʁ.ʃe\ transitif 1er groupe (conjugaison) (pronominal : se torcher)

  1. Essuyer, enlever la saleté.
    • Napoléon torcha son assiette et vida sa chope d'eau. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    1. Essuyer le derrière.
      • Elle est dégoûtée des enfants. Impossible de coudre, avec eux ! À chaque instant il faut aller les torcher. — (Jules Renard, Journal, 1905)
  2. (Populaire) Faire grossièrement.
  3. Bruler avec une torche, une torchère.
    • Selon la Banque Mondiale, pas moins de 150 à 170 milliards de mètres cubes de gaz sont torchés chaque année.
  4. Battre à plate couture.

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Homophones[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Ancien français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Dénominal de torche.

Verbe [modifier le wikicode]

torcher \Prononciation ?\ transitif (conjugaison)

  1. Torcher, étriller.
    • Si li torchoit [à son coursier] les costez et les flans . — (Les Enfances Guillaume, dans JONCKBLOET, Guill. d'Orange, t. II, p. 16, XIIIe s.)
    • Pour le grant Dieu mout me prierent
      Li Juif, quant il m'encontrerent,
      Que men sydoine
      [mouchoir] leur prestasse,
      Au prophete son vis torchasse,
      Erramment
      [aussitôt] le sydoine pris,
      Et li torchei mout bien son vis
      [visage]. — (Saint-Graal, XIIIe s.)

Dérivés dans d’autres langues[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Moyen français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Dénominal de torche.

Verbe [modifier le wikicode]

torcher \Prononciation ?\

  1. Torcher.
    • Il n’est (dist Gargantua) poinct besoing torcher cul, sinon qu’il y ayt ordure ; ordure n’y peut estre si on n’a chié ; chier doncques nous fault davant que le cul torcher. — (François Rabelais, Gargantua, Chapitre XIII : Comment Grandgousier congneut l’esperit merveilleux de Gargantua a l’invention d’un torchecul, 1534)