torpeur

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin torpor.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
torpeur torpeurs
\tɔʁ.pœʁ\

torpeur \tɔʁ.pœʁ\ féminin

  1. (Médecine) (Zoologie) Engourdissement, somnolence, ralentissement des fonctions vitales.
    • Ce malade est dans la torpeur.
  2. (Figuré) Engourdissement des facultés de l’esprit.
    • Dans la tiède torpeur du réveil le père Jourgeot savoura ce délicieux engourdissement qui est comme la prise de conscience des bons sommeils réparateurs et des nuits tranquilles ; […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Un mois s'étant écoulé depuis le départ de Jacques, Yasmina vivait en une sorte de torpeur morne. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • Tout le monde excepté la mère avait pris la torpeur de cette attente pour le calme de l’innocence. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Et la rue retomba dans le demi-silence, la torpeur, la résignation qu'une descente de police laisse toujours derrière elle. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • La torpeur qui paralysait son cerveau lui procurait trop de bien-être pour qu'il tentât de la chasser. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Les ouvrières ne se pressèrent pas, engourdies d’une torpeur de paresse, les bras abandonnés sur leurs jupes, tenant toujours d’une main leurs verres vides, où un peu de marc de café restait. — (Émile Zola, L’Assomoir, 1876)

Traductions[modifier]

Anagrammes[modifier]

Références[modifier]