trêve des confiseurs

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

→ voir trêve et confiseur, l’expression trêve des confiseurs est apparue dans la presse satirique en France à l’occasion des fêtes de fin d’année 1874 : le pays sort affaibli de sa défaite contre la Prusse et du douloureux épisode de la Commune, de vifs débats sur la future constitution de la Troisième République opposent à la Chambre monarchistes, bonapartistes et républicains, les hommes politiques décident alors de mettre leurs querelles et leurs débats en sommeil, car "le peuple doit pouvoir se concentrer sur les fêtes de fin d'année". "On convint de laisser écouler le mois de décembre, pour ne pas troubler par nos débats la reprise d'affaires commerciales qui, à Paris et dans les grandes villes, précède toujours le jour de l'an. On rit un peu de cet armistice, les mauvais plaisants l'appelèrent la trêve des confiseurs", écrira le Duc de Broglie dans ses mémoires.

Locution nominale[modifier]

trêve des confiseurs \tʁɛv de kɔ̃.fi.zœʁ\ féminin

  1. Période chômée ou d’accalmie en fin d'année pour les activités politiques, boursières, sportives, etc.
    • C’est parti ! La trêve des confiseurs est officiellement ouverte. Comme chaque année entre Noël et les premiers jours de janvier, les marchés tournent au ralenti, les volumes étant faméliques. ([1])
    • Mon cher Vanier, maintenant que voici passée « la trêve des confiseurs », recausons un peu... pas d'argent. Ah, c'est bien, çà, hein ? mais patience ! Attendez. En attendant me voilà bon prince, et parlons littérature. (Paul Verlaine Correspondance de Paul Verlaine, publiée sur les manuscrits originaux. Volume 2, Adolphe van Bever, A. Messein éditeur, 1923)

Synonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Voir aussi[modifier]