vénérien

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du latin Venus (« Vénus »), déesse romaine de l’amour.

Adjectif[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin vénérien
\ve.ne.ʁjɛ̃\
vénériens
\ve.ne.ʁjɛ̃\
Féminin vénérienne
\ve.ne.ʁjɛn\
vénériennes
\ve.ne.ʁjɛn\

vénérien \ve.ne.ʁjɛ̃\

  1. (Sexualité) Qui a rapport aux relations sexuelles entre les individus.
    • Acte vénérien. Plaisir vénérien.
    • Elle réveillait plus énergiquement les sens en léthargie de l’homme, ensorcelait, domptait plus sûrement ses volontés, avec son charme de grande fleur vénérienne. (Joris-Karl Huysmans, À rebours, 1884)
  2. (Médecine) Qualifie diverses maladies contagieuses qui ont pour origine les relations sexuelles.
    • J’ai établi […] que ce n’est pas prouver la non existence du virus vénérien que de prétendre, de démontrer même que la syphilis ne vient pas du Nouveau-Monde, qu’elle n’a pas été apportée d’Italie, qu’on la connaissait à Paris avant 1494, […]. (M. Richond des Brus, De la non existence du virus vénérien, dans Journal général de médecine, de chirurgie et de pharmacie, t. 95, 34e de la nouvelle série, 1826, p.120)
    • La maladie vénérienne sévit beaucoup. Des filles de 14 à 15 ans en sont atteintes. (Rapport de police de 1869, cité par Régis Latouche, Une maison de tradition : le 52 ; Bruyères et la prostitution, 1800-1946, Journées d'études vosgiennes, 2005)
Note[modifier]

L’expression maladie(s) vénérienne(s) est en train de sortir de l’usage. On lui préfère l’expression de maladie sexuellement transmissible ou MST.

Expressions[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin vénérien
\ve.ne.ʁjɛ̃\
vénériens
\ve.ne.ʁjɛ̃\
Féminin vénérienne
\ve.ne.ʁjɛn\
vénériennes
\ve.ne.ʁjɛn\

vénérien \ve.ne.ʁjɛ̃\ masculin

  1. (Vieilli) (Par substantivation de l’adjectif) Personne atteinte de maladie vénérienne.
    • La logique du système règlementariste exige que le médecin des vénériennes soit placé sous la coupe du service des mœurs. (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)

Références[modifier]