v’là

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : vla

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Syncope de voilà.

Verbe [modifier le wikicode]

v’là \vla\ invariable défectif

  1. (Familier) Voilà.
    • — En v’là une histoire ! Ce jeune garçon, ce jeune monsieur que tu vois, c’est celui de qui Barberin parlait, il arrive, et Barberin n’est plus là, en v’là… une histoire ! — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • Tandis que le vieux, tout tremblant, disait, de son ton calme qu'il ne perdait jamais : « Te v'là-t'i revenu, Jean ? ». — (Guy de Maupassant, Aux champs, 1882)
    • — De la pisse d'évêque, pensa-t-elle, v'là queque chose de sacré! — (Rodolphe Girard, Marie Calumet, Montréal, 1904, chapitre X)
    • « Tambours, clairons, musique en tête,
      V’là qu’il arrive un régiment… »
      — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 56)
    • – J’ dormais assise su’ mon banc, parce que chez nous j’ai pas dormi, – alors Adam, à côté de moi, m’a crié dans l’oreille : « V’là les agents ! » J’ai sauté si fort que j’ai tombé par terre… — (Léon Frapié, La conquête de Rose, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 10)
    • V’là qu’on s’était décarcassés pour rien, parguienne, qu’on s’était mis en frais pour des clopinettes. — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 36)
    • Mais v’la, au moins deux d’entre nous étaient dans la même galère, alors tant qu’à poiroter, autant bincher à plein! — (Junin, Drosera Pitre Pure pître 8 / Teuf sous le pont, 29 juin 2016 , sur le blog Pays Verti Prose posée perd ce qui casse (http:/terspa.over-blog.com))

Notes[modifier le wikicode]

Pour la classification de ce mot comme verbe, voir voilà.

Dérivés[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

  • France (Lyon) : écouter « v’là [vla] »