valdésien

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

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Étymologie[modifier le wikicode]

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Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin valdésien
\val.de.zjɛ̃\
valdésiens
\val.de.zjɛ̃\
Féminin valdésienne
\val.de.zjɛn\
valdésiennes
\val.de.zjɛn\

valdésien \val.de.zjɛ̃\

  1. (Rare) Qui concerne l’œuvre d’Alfonso de Valdés, humaniste espagnol du XVIe siècle.
    • […] le sénat d’Ypres leur répondit, en 1531, dans son De jorma subventionis pauperum, au titre typiquement vivésien, qui reprenait tous les arguments du philosophe valencien. La Sorbonne se rallia au Règlement d’Ypres, en janvier 1531. — (Estuarine Chemistry, Centre de recherches et d’études de psychologie des peuples et de sociologie économique, ‎Institut havrais de sociologie économique et de psychologie des peuples, ‎Centre universitaire de psychologie des peuples)
    • Le début de celui-ci, d’ailleurs, fait penser à la fois au colloque érasmien du Chartreux et du Soldat et au début du dialogue valdésien sur le sac de Rome. — (Marcel Bataillon, Érasme et l’Espagne, Librairie Droz S. A., Genève, 1998 (d’abord paru en 1937))

Traductions[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
valdésien valdésiens
\val.de.zjɛ̃\

valdésien \val.de.zjɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : valdésienne)

  1. (Rare) Personne coupable de valdésie, c’est-à-dire de sorcellerie.
    • À Langres, en Bourgogne, Robinet de Vaulx, natif de l’Artois et qui s’était donné pour un ermite, était mort sur un bûcher comme coupable de valdésie : c’était ainsi qu’on appelait en ce pays la sorcellerie. […] Mais ils furent pris en route par les gens des vicaires de l’évêque et mis en prison, de même que plusieurs de leurs amis qui avaient connu leur intention. Ils ne furent relâchés qu’après avoir renoncé à leur appel, et tous ceux qui avaient pris la fuite furent excommuniés comme valdésiens. Les vicaires s’adressèrent à Philippe, duc de Bourgogne, pour savoir ce qu’ils devaient faire. Il fit venir les plus célèbres docteurs de l’université de Louvain ; on leur mit sous les yeux les procès-verbaux. On ignore quel fut leur jugement ; mais on prétendit que les avis avaient été partagés. Les vicaires prirent congé du duc et revinrent à Arras le 14 août 1460. À partir de ce moment personne ne fut plus emprisonné comme valdésien et l’on traita avec plus de ménagement les prisonniers. Quatre procès se trouvèrent terminés au mois de septembre et envoyés au duc à Bruxelles. Le pape chargea par une bulle plusieurs ecclésiastiques de prendre connaissance de ces sortes d’affaires. — (Johann Joseph von Görres, Mystique divine naturelle et diabolique par Görres, tome V, troisième partie : La Mystique diabolique, Librairie de Mme Ve Poussielgue-Rusand, Paris, 1862 (2e édition), traduit de l’allemand par Charles Sainte-Foi)

Traductions[modifier le wikicode]