vaudeville

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Vaudeville, Vaudéville

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Le mot apparaît au tout début du XVIe siècle, dans des titres de chansons sous le nom Vaudevire (le r étant roulé en ancien français, encore à cette époque). Il s’agit d’un recueil de chanson du Val-de-Vire, le long du fleuve Vire, dans le Calvados, en France, écrit par Olivier Basselin, compilant chansons paillardes, chansons à boire, poèmes et pièce de théâtre, elles furent compilées par Jean le Houx, qui y ajouta quelques poèmes sur ce Val. Au XVIIIe, ce type de pièce arriva à Paris, où il se déforme en « vaudeville ». De nombreux ouvrages sur les œuvres d’Olivier Bassin compilées par Jean le Houx sont réédités avec des notices sur l’origine des mots et sur la langue française des époques de ces auteurs. Certaines autres hypothèses le font dériver de l’expression « voix de ville ».

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
vaudeville vaudevilles
\vod.vil\

vaudeville \vod.vil\ masculin

  1. Comédie légère, qui utilise des procédés comme la complication de l’intrigue et l’emploi du quiproquo.
    • Le vaudeville venait de finir ; il y avait des gens qui riaient encore. On sifflait, on s’appelait : Ohé !… Pilouitt !… Lala-itou ! toutes les vociférations de la ménagerie parisienne… Dame ! ce n’était pas la sortie des Italiens ! — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 247)
    • Ce pauvre vieux Maubant eut toujours des intonations de vaudeville. Il disait « médème » pour « madame » et « mouterde » pour « moutarde ». Joignez à cela une solennité extraordinaire et des gestes à contretemps. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 76)
    • Le moins que l’on puisse dire à propos du vaudeville au dix-neuvième siècle est qu’il ne s’agit pas d'un divertissement solitaire. — (Lise Schreier, Gens de couleur dans trois vaudevilles du XIXe siècle’', 2017)
  2. (Figuré) (Par extension) Situation rocambolesque, qui ressemble à une comédie.
    • J’ai vu jouer déjà pour moi le vaudeville ignoble de l’héritière, adorée pour ses millions. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il est invisible, sauf lorsqu’il dépose une motion de censure avec La France insoumise (LFI), qui vire au vaudeville quand il cherche ensuite à déplacer le jour du vote. — (Le Monde, La stratégie mortifère de la gauche, Le Monde. Mis en ligne le 22 décembre 2018)
    • Il semblerait que conservateurs et libéraux ont finalement compris que le vaudeville parlementaire a ses limites. — (Emmanuelle Latraverse, « Enfin, les vraies affaires! », Le journal de Montréal, 25 octobre 2020)
  3. (Vieilli) Chanson gaie d’abord bachique, puis satirique.
    • Chanter un vaudeville.
    • Je me sentais si absent de moi-même, transporté si loin de ma sphère, que tout cela me paraissait une hallucination, un rêve étrange dont j’allais me réveiller en sursaut au son aigre et chevrotant de quelque musique de vaudeville sur le rebord d’une loge de théâtre. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
  4. (Vieilli) Pièce de théâtre où les dialogues sont entremêlés de couplets faits sur des airs de vaudeville ou empruntés à des opéras-comiques.
    • Jouer un vaudeville.
  5. (Vieilli) Vaudeville final, la chanson qui termine une pièce, et dont chaque personnage chante un couplet.

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]