volière

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(XIVe siècle) Dérivé du radical de voler et -ière.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
volière volières
\vɔ.ljɛʁ\
La volière du château de Seneffe. (2)

volière \vɔ.ljɛʁ\ féminin

  1. Sorte de grande cage où l’on nourrit des oiseaux pour son plaisir.
    • Sandra Sélam est seule, elle se tient debout près de la porte-fenêtre, un verre de champagne à la main et regarde les calopsittes se poursuivre dans la volière adossée à la maison. (Pascal Diehl, Un crime peut-il en cacher un autre ?, Éditions du Panthéon, 2015, chapitre IX)
    • Une volière à l’air, découverte.
    • Il a fait faire une volière dans son jardin.
  2. (Par extension) Réduit entouré de grillages où l’on nourrit des pigeons, des faisans.
    • Les pigeons de volière sont les plus délicats.
    • Volière. C’eſt un pigeonnier où l’on nourrit des pigeons domeſtiques, qui ne vont point chercher leur pâture dans la campagne. Volets. Ce ſont de petits réduits, qui n’ont qu’une médiocre ouverture, fermée avec une jalouſie ou un ais […] Fuie. C’eſt une petite volière qu’on ferme avec un volet, & où on nourrit des pigeons domeſtiques en petit nombre : on a apellé auſſi fuie, un colombier qui n’a point de couverture. Mais dans la Coûtume de Tours, art. 37, le mot de fuie, ſignifie, ſelon Palu, un colombier à pié avec boulins, juſques au rez-de-chauſſée : il dérive le mot à fodiendo. […] Les pigeons d’un colombier à pié ſont réputez immeubles, & ceux de la ſimple volière, ſont meubles. (César-Pierre Richelet, Dictionnaire de la langue françoise, ancienne et moderne, tome premier : A–D, Pierre Bruyset-Ponthus, Libraire, Lyon, 1759)
    • […] il y a encore la fuye qui est une petite volière ». Le terme de fuie s’applique donc jusqu’à l’orée du XVIIe siècle à des ensembles de boulins de façades ou à des petites volières fermées par des volets avec peu de pigeons. « Ce tourillon avoit plus tost façon d’une fuye que d’une forteresse » (Carloix, VII, 12). (Jean-Mary Couderc, ‎Alain Schulé, L’Anjou insolite, CLD, 1999)

Traductions[modifier]

Anagrammes[modifier]

Références[modifier]