dictérion

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Étymologie[modifier le wikicode]

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Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
dictérion dictérions
\Prononciation ?\

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Dicterion, masculin. «Maison publique de débauche, appelée ainsi en mémoire de Pasiphaé, femme de Minos, roi de Crète (Dictæ), laquelle s’enferma dans le ventre d’une vache d’airain pour recevoir sous cette enveloppe les caresses d’un véritable taureau. (...) Les dictérions jouissaient d’un privilège d’inviolabilité; on les considérait comme des lieux d’asile, où le citoyen se trouvait sous la protection de l’hospitalité publique. (...) Les débiteurs y étaient à l’abri de leurs créanciers. (...) Une femme mariée n’aurait pu y pénétrer pour y chercher son mari; un père n’avait pas le droit d’y venir surprendre son fils.» (P. L. Jacob, Les courtisanes de la Grèce d’après les auteurs grecs et latins, Nice, 1872, p. 2) «Il y avait trois principales catégories, qui se subdivisaient elles-mêmes en plusieurs espèces plus ou moins homogènes: les dictériades, les aulétrides et les hétaires. Les premières étaient, en quelque sorte, les esclaves de la prostitution, les secondes en étaient les auxiliaires, les troisièmes en étaient les reines. (P. L. Jacob, ibid., p. 1)

Dictériade, Pensionnaire d'un dicterion. - «Solon le premier favorisa la prostitution légale, sans doute pour arracher les jeunes gens aux passions pédérastiques, et aussi pour protéger la vertu des épouses athéniennes contre les entreprises d’amoureux irrassasiés. Le philosophe législateur institua les dictérions, maisons publiques dont chacune portait comme enseigne parlante un priape sur la porte, et dont les pensionnaires étaient désignées sous le nom de dictériades ou vulgivagues. Solon avait fait bâtir à Athènes un temple avec le produit des impôts perçus sur les dictériades . Aux fêtes de Vénus, les courtisanes n’exerçaient leur métier qu’à son profit.» (B. de Villeneuve) «Comédienne, et aussi femme de moeurs légères.» (Maurice Rheims) «Uruck le mena au cercle des Lézards, (...) toutes les dictériades de la ville y venaient.» (Peladan, Typhonia)

«Xénarque, dans son Pentathle, et Eubule, dans son Pannychis, nous représentent ces femmes nues, qui se tenaient debout, rangées à la file dans le sanctuaire de la débauche, et qui n’avaient pour tout vêtement que de longs voiles transparents, où l’oeil ne rencontrait pas d’obstacle. Quelques-unes, par un raffinement de lubricité, avaient le visage voilé, le sein emprisonné par un fin tissu qui en modelait la forme, et le reste du corps à découvert. Eubule les compare à ces nymphes que l’Éridan voit se jouer dans ses ondes pures. Ce n’était pas le soir, mais le jour, en plein soleil (in aprico stantes), que les dictérions mettaient en évidence tous leurs trésors impudiques. Cet étalage de nudités servait d’enseigne aux maisons de débauche encore mieux que le phallus peint ou sculpté qui en décorait la porte (...).» (P. L. Jacob, supr., p. 23)


Traductions[modifier le wikicode]