tôt-fait

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : tôt fait

Français[modifier le wikicode]

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
tôt-fait tôt-faits
\to.fɛ\

tôt-fait \to.fɛ\ masculin

  1. Variante de tôt fait.
    • TÔT-FAIT. s. m. Sorte de pâtisserie, composée principalement de farine et de sucre mêlés avec des œufs battus. Son nom vient de ce qu’il est promptement confectionné et cuit. Quelques personnes l’appellent Gâteau à la minute. La première partie de cette expression reste invariable comme tous les adverbes. On servit deux énormes Tôt-faits, et le mieux serait d’écrire en un seul mot un tôfait, des tôfaits. — (« tôt-fait », dans Benjamin LegoarantNouveau Dictionnaire critique de la langue française, Librairie de veuve Berger-Levrault et fils, Paris/Strasbourg, 1858 → consulter cet ouvrage)
    • Les œufs, dans les temps permis par l’Église, entraient aussi dans la confection des omelettes, des caquelons, des tôt-faits, ou migeules ; on faisait plus rarement des noudels et des striflés, cependant déjà connus des Romains. — (A. Quiquerez, « Nos vieilles gens : Maisons, meubles, nourriture et costumes avant le XIXe siècle », in Actes de la Société jurassienne d’émulation réunie à Neuveville le 30 septembre 1879, trentième session, Société jurassienne d’émulation, Porrentruy, 1879)
    • De temps en temps, la veuve se levait et allait à la cuisine surveiller son entremets. Enfin elle reparut, triomphante, tenant la coquotte de fonte, d’où s’élevait le tôt-fait avec des boursouflures brunes et dorées et une appétissante odeur de fleur d’oranger. Après vinrent les châtaignes grillées au four et encore toutes craquetantes dans leur écorce fendillée et rissolée. La vieille dame tira du fond de l’armoire une bouteille de fignolette, cette liqueur du pays fabriquée avec de l’eau-de-vie et du vin doux ; puis, tandis que Claudette desservait elle prit machinalement son tricot et s’assit près du poële, tout en jasant, mais sous l’influence d’une chaleur douce, jointe à l’action de la fignolette, elle ne tarda pas à s’assoupir. — (André Theuriet, « La Saint-Nicolas », in L’Illustration, volume 80, n° 2078, 23 décembre 1882 (Numéro de Noël), p. 488)

Références[modifier le wikicode]