au gui l’an neuf

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

En dépit des apparences, le gui ne serait pas linguistiquement parlant à l’origine de cette expression : l'expression celtique « o ghel an heu » (que le blé lève) était la formule prononcée par les druides au solstice d’hiver lorsqu’ils coupaient le gui sacré — ([1]) pour célébrer la renaissance de la nature. La tradition de s’embrasser sous le gui, porte-bonheur symbole de prospérité et de longue vie, a perduré ainsi que l’expression altérée en au gui l’an neuf Référence nécessaire. Attestée depuis le Moyen-Âge, les enfants la prononçaient par exemple le jour de l’an pour quémander quelque aumône.

Locution interjective [modifier le wikicode]

au gui l’an neuf \o ɡi l‿ɑ̃ nœf\

  1. (Vieilli) Exclamation marquant la joie du passage à la nouvelle année.
    • On parcourait la forêt, les hommes déguisés en femmes, ou revêtus de peaux de bêtes, les femmes déguisées en hommes, et tous criant : « Au gui l’an neuf ! au gui l’an neuf ! », fêtes qui survécurent longtemps, très longtemps, au druidisme, plusieurs synodes attestant qu'au quinzième et seizième siècle, on célébrait toujours, dans maintes de nos campagnes françaises, « les aguilaneuf », c'est à dire le renouveau de l'année, l'année nouvelle. — (Albert Meyrac, La forêt des Ardennes : légendes, coutumes, souvenirs, Charleville : imprimerie du Petit Ardennais, 1896, p. 92)

Traductions[modifier le wikicode]



Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]