Annexe:Glossaire grammatical

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Cette annexe est un glossaire de la terminologie grammaticale employée sur le Wiktionnaire pour décrire les mots.

Il ne s’agit donc pas de donner une définition générale de ces mots (pour cela consulter l’article sur chacun de ces mots), mais de préciser le sens que le Wiktionnaire leur donne quand ils sont utilisés pour préciser le sens d’une définition, dans les définitions des mots.

A

  • Abréviation : Un mot raccourci que l’on prononce comme le mot originel, par exemple M. ; souvent écrit à l’aide d’un point.
  • Ablatif : Déclinaison d’un nom quand il suit certaines prépositions, par exemple, le latin in vino veritas (« vérité dans le vin »).
  • Absolument : Sans complément, en parlant d’un mot auquel il est plus habituel d’en donner un, ou qui est susceptible d’en avoir un.
  • Abus de langage : Extension du sens d’un mot qui perd son lien avec le sens original. Pour rester neutre, ce jugement de l’usage doit être attribué à des références linguistiques, sans être pris à son compte par le Wiktionnaire.
  • Accent → voir diacritique.
  • Accusatif : Déclinaison d’un nom qui indique le complément d’objet direct du verbe. Par exemple, le latin canis canem edit (« le chien mange le chien »). En outre, l’accusatif est réclamé par certaines prépositions, par exemple, le latin per : per fenestram exeo (« je sors par la fenêtre »). Également nommé cas régime.
  • Acronyme : Sigle que l’on peut prononcer comme un mot ordinaire, tels qu’OTAN ou OVNI.
  • Adjectif : Mot qui sert à décrire un nom ; en français : une maison rouge.
  • Adverbe : Mot qui sert à décrire, à qualifier un verbe ou un adjectif ; en français : il joue rapidement.
  • Alphabet phonétique international (API) : système de notation conçu pour transcrire scripturalement la prononciation des énoncés.
  • Anagramme : Mot ou phrase formé des lettres d’un autre mot ou phrase (abstraction faite des diacritiques). En français, chien et niche sont des anagrammes.
  • Par analogie → voir par analogie.
  • Anaphore : Mot ou syntagme qui, dans un énoncé, assure une reprise sémantique d’un précédent segment appelé antécédent.
  • Anglicisme : Mot ou sens d’un mot provenant de l’anglais.
  • Antonyme : Mot de sens opposé.
  • Aphérèse : Suppression d’un ou plusieurs phonèmes au début d’un mot. En français, dans l’argot militaire pitaine est l’aphérèse de capitaine.
  • Apocope : Chute de la partie finale d’un mot. En français, ciné est une apocope de cinéma, celui-ci une apocope de cinématographe.
  • Apparenté : Mot d’une autre langue avec les mêmes racines et un sens similaire. Par exemple, joust en anglais et joute en français.
  • Archaïque : Qualifie un mot ancien qui n’est plus d’usage à la suite d'un changement des règles de la langue (par exemple les terminaisons en -ois du français remplacées par -ais). Ne pas confondre avec désuet et vieilli.
  • Argot, argotique : Vocabulaire du registre argotique.
  • Attestation : Apparition confirmée dans un corpus.
  • augmentif : (à compléter)
  • Auxiliaire : Verbe qui aide à conjuguer un autre verbe aux temps dits composés. En français, être, aller (sert à former le futur) et avoir (sert à former le passé composé) entre autres.

B

  • Barbarisme : Faute de langage qui enfreint les règles de la morphologie. Pour rester neutre, ce jugement de l’usage doit être attribué à des références linguistiques, sans être pris à son compte par le Wiktionnaire.
  • Bitransitif : Se dit d’un verbe nécessitant deux compléments d’objets (la plupart du temps un complément d’objet direct et un complément d’objet indirect).

C

  • Calque :
    • Calque structural : Traduction mot-à-mot d’une locution venant d’une autre langue. En français, mot-valise est la traduction littérale du mot anglais portmanteau word.
    • Calque sémantique : Sens nouveau donné à un mot d’une langue donnée par influence d’une autre langue. En français, opportunité au sens d’« occasion, condition favorable » est un calque de l’anglais opportunity.
  • Cas régime → voir accusatif.
  • Cas sujet → voir nominatif.
  • Causatif :
    • Se dit d’un mot qui indique la cause.
    • Se dit d’un verbe qui sert à transcrire une action que le sujet fait exécuter par un autre élément que lui-même. En français, il s’exprime sous la forme faire + verbe.
  • cf. : abbréviation de la locution latine confer : consulter, voir.
  • Chengyu : Type d’expression idiomatique fondamentale du chinois issue du chinois classique, composé de quatre caractères chinois, et donc, de quatre syllabes, sous la forme d’ellipse se référant à une histoire.
  • Circa : Mot latin voulant dire « aux alentours de » et employé relativement à une date.
  • Classique : Vocabulaire appartenant à, ou pouvant évoquer, un corpus d’œuvres classiques propres à la langue considérée. Pour rester neutre, ce jugement doit être attribué à des références linguistiques, sans être pris à son compte par le Wiktionnaire.
  • Commun (Genre) : Une des valeurs de genre grammatical possible dans certaines langues, entrant en compte dans la variation de forme des énoncés, exprimant que la terminaison est la même au masculin et au féminin.
  • Comparatif : Flexion d’un adjectif pour qu’il compare deux choses. En anglais, the dog is bigger than the cat (« le chien est plus grand que le chat »).
  • Conditionnel : Temps verbal qui indique une possibilité. En français, j’aimerais aller à la plage demain s’il fait beau (aimer au conditionnel).
  • Contemporain : De l’époque actuelle par opposition à archaïque.
  • Courant : Vocabulaire standard du registre neutre comprenant les mots de la langue commune compris par tous.
  • Courant : Indique que la variante d’un mot a une fréquence d’apparition dans le corpus élevée.

D

  • Datif : Déclinaison d’un nom qui indique l’objet indirect du verbe. En latin, Marcus patri librum dat (« Marcus donne le livre à son père »).
  • Défectif : Se dit d’un verbe qui ne peut pas se conjuguer à tous les temps ou toutes les personnes. Par exemple en français, ester (pas de conjugaison), neiger (troisième personne du singulier seulement) ou braire (pas de passé simple).
  • Dérision : Marque de moquerie souvent accompagnée de mépris.
  • Désuet : Inusité, qui n’est plus employé par la langue moderne → voir vieilli et archaïque.
  • Diacritique : Marque sur une lettre qui permet d’indiquer la prononciation : ç, à, ï et û sont des lettres avec des diacritiques. Aussi nommé accent.
  • Didactique : Terme spécialisé, rare dans la langue courante.
  • diminutif : (à compléter)
  • Duel : Nombre grammatical qui existe dans peu de langues modernes. Le duel remplace le pluriel quand il y a précisément deux objets dont on parle. Comparez avec singulier et pluriel.

E

  • Ellipse : Figure de style qui consiste à omettre un ou plusieurs éléments en principe nécessaires à la compréhension du texte, pour produire un effet de raccourci.
  • Emploi intransitif : Se dit de cas particuliers où un verbe transitif ne nécessite pas obligatoirement la présence d’un complément d’objet pour être compris. En français : boire (Bois ! Ça te fera du bien !), manger (Qu’est-ce que tu fais ? Je mange.), prendre (Tu veux un bonbon ? Prends !)… ATTENTION : dire qu’un verbe peut avoir des emplois intransitifs ne le rend pas intransitif pour autant.
  • En particulier → voir particulier.
  • Ergatif : Se dit d’un verbe qui peut s’employer comme verbe transitif ou intransitif avec un sens passif sous sa forme intransitive. En français, j’ai fondu le chocolat (transitif) et le chocolat a fondu (intransitif).
  • Épicène (Genre) : Désigne le cas où deux mots de même signification – à un genre biologique du désigné près, sont également identiques dans leur forme orale et écrite, après conversion de genre grammatical. Il se distingue donc du cas des mots multigenres, qui partagent une même forme mais pas le même sens par ce type de conversion, tel une œuvre et un œuvre. Certains termes réputés épicènes ont également des formes alternatives marquées par le genre. Par exemple un philosophe et une philosophe n’empêchent pas l’emploi avéré de la forme une philosophesse.
  • Étymologie : Les racines d’un mot, son origine.
  • Euphémisme : Figure de style par laquelle on atténue une idée dont la formulation directe pourrait choquer, déplaire voire être jugée offensante. En français, non-voyant remplace souvent aveugle, « il repose en paix » pour dire « il est mort ».
  • Par extension → voir par extension.

F

  • Familier : Vocabulaire du registre familier. Peut être aussi Très familier.
  • Féminin Une des valeurs de Genre grammatical possible dans certaines langues, entrant en compte dans la variation de forme des énoncés. Malgré son nom, elle peut référer aussi bien à des inanimés, que des animés de sexe quelconque.
  • Figuré (sens) : Résultat d’une figure de style (métaphore, etc.). Contraire de propre.
  • Flexion : Forme d’un mot qui n’est pas celle conventionnellement considérée comme la forme « standard » (celle qu’on trouve habituellement dans les dictionnaires), comme le pluriel en français, ou le génitif en latin. Antonyme : lemme.
  • Forme articulée : Forme d’un mot bulgare comprenant un article défini postfixé.
  • Forme fondamentale (pour l’espéranto) : forme de mot construite à partir des racines de l’Universala Vortaro ou des racines fondamentalisées par une Oficiala Aldono et qui est antérieure à l’officialisation d’une nouvelle racine par une Oficiala Aldono. Exemple: arĥitekturisto = arĥitekturo + -ist- (avant la nouvelle racine 3OA "arĥitekto" ).
  • Formel : Sens proche de soutenu. Contraire de informel.
  • Futur : Temps verbal qui indique ce qui va arriver dans l’avenir.

G

  • Génitif : Le cas génitif indique que quelque chose est possédé par quelque chose d’autre. En latin, curriculum vitæ (« chemin de la vie »).
  • Genre : Système de classement des noms et d’accord des adjectifs et d’autres mots selon les langues. Les genres les plus utilisés sont le commun, le féminin, masculin, et le neutre. Les mots qui ne changent pas de forme bien qu’ils puissent désigner des entités mâles comme femelles sont dit épicènes.
  • Gérondif : Emploi du participe présent d’un verbe comme un nom commun. En anglais, I like watching TV (« j’aime regarder la télé »).

H

  • Hapax : Mot dont on n’a trouvé qu’une seule utilisation dans le corpus. Cette qualification relève des lexicographes et doit être référencée.
  • Holonyme : Mot qui désigne un tout dont le mot fait partie. Par exemple, corps est un holonyme de bras et de tête, Asie est un holonyme de Inde → voir méronyme.
  • Homophone : Mot se prononçant pareil. Mer, mère et maire sont des homophones.
  • Hyperbole : Figure de style qui consiste à augmenter ou à diminuer excessivement la vérité des choses.
  • Hyperonyme : Mot dont le sens inclut (est plus général que) celui d’un autre mot. Fruit est un hyperonyme de pomme et de cerise → voir hyponyme.
  • Hyponyme : Mot dont le sens est inclus (est plus spécifique que) dans celui d’un autre mot. Pomme est un hyponyme de fruit → voir hyperonyme.

I

  • Idiome, idiomatique : Phrase ou locution dont le sens est figuré. En français, se casser, se tirer au lieu de partir.
  • Imparfait : Temps qui indique une action habituelle du passé, ou une action interrompue. En français, Je me lavais quand ma mère m’a appelé (laver à l’imparfait).
  • Imperfectif : Se dit des verbes décrivant une action en cours ou répétitive. Se trouve surtout dans les langues slaves → voir perfectif.
  • Impersonnel : verbe défectif ne s'employant qu'à la 3e personne du singulier (falloir, pleuvoir...).
  • Improprement : Utilisation erronée et trompeuse, mauvais usage d’un terme qui lui octroie un sens abusif qui n’est pas supposé être le sien (exemple : le terme « chat sauvage » est parfois utilisé improprement pour désigner un chat haret). Pour rester neutre, ce jugement de l’usage doit être attribué à des références linguistiques, sans être pris à son compte par le Wiktionnaire.
  • Indénombrable : Qui ne peut être utilisé ni au pluriel ni directement avec un numéral, car le nom désigne une caractéristique commune plutôt que des objets séparés.
  • Informel : Qui n’est pas soutenu, qui ne fait pas partie du registre formel. En français, dire le mot salut à la place de bonjour est informel.
  • Instrumental : Déclinaison qui indique l’agent de la phrase.
  • Intransitif, intransitivité : Se dit des verbes qui ne sont pas suivis de complément d’objet. Par exemple, tomber → voir transitif.
  • Invariable : Se dit d’un mot dont la forme ne change pas quel que soit le contexte. Par exemple, un adverbe, ou bien un nom ou un adjectif qui ne peut ni se mettre au pluriel, ni au féminin, ou bien dont l’écriture est la même dans tous les cas (comme gaz par exemple).
  • Ironique : Mot utilisé par dérision.
  • Irrégulier : Se dit d’un verbe qui ne se suit pas une conjugaison régulière ; par exemple, le verbe aller (je vais, tu vas, etc.) est un verbe irrégulier. Se dit aussi d’un mot qui ne suit pas les règles habituelles, par exemple œil (pluriel : yeux) et manger (je mangeais et non je *mangais).

J

K

L

  • Lemme : Forme non fléchie d’un mot, conventionnellement présentée comme l’entrée principale dans un dictionnaire. Antonyme : flexion.
  • Litote : Figure de style qui consiste à dire moins pour laisser entendre plus, souvent, mais pas forcément, à la négation. Exemples : « cette fille n’est pas mal » pour dire « cette fille est très jolie », « il n’est pas très futé » pour « il est très bête ». À ne pas confondre avec l’euphémisme (confusion fréquente).
  • Littéraire : Vocabulaire original ou très recherché, employé uniquement ou essentiellement dans des œuvres littéraires.
  • Locatif : Déclinaison d’un nom ou d’un adjectif qui indique la position de quelque chose. Par exemple, en latin Lutetiae habitat (« il habite à Paris »).
  • Locution : Série de mots qui remplacent un mot simple. Par exemple, poisson rouge est une locution nominale (qui remplace un nom) et faire des frais est une locution verbale (qui remplace un verbe).

M

  • Marque (déposée ou non) : Ce mot est issu d’une marque de commerce.
  • Masculin Une des valeurs de Genre grammatical possible dans certaines langues, entrant en compte dans la variation de forme des énoncés. Malgré son nom, elle peut référer aussi bien à des inanimés, que des animés de sexe quelconque.
  • Mécoupure : Segmentation non conforme à l’étymologie du groupe formé par un substantif et son déterminant.
  • Mélioratif : Qui donne un sens plus favorable ; contraire de péjoratif.
  • Méronyme : Se dit d’un mot qui décrit une partie de quelque chose d’autre. Par exemple, bras est un méronyme de corps, Inde est un méronyme de Asie → voir holonyme.
  • Métaphore : Fait de remplacer un mot par un autre mot ayant une analogie de sens, particulièrement dans le cadre de références culturelles.
  • Métonyme : Mot ou phrase qui remplacent un autre mot ou phrase qui n’a pas strictement le même sens mais qui implique le même sens. Par exemple, Bruxelles est un métonyme des institutions de l’Union européenne, bouteille est un métonyme de liquide contenu dans la bouteille, champagne est métonyme de vin de Champagne.
  • Moderne : Par rapport à un usage vieilli. → voir fille de boutique.
  • Mot-valise : Mot créé en fusionnant deux autres mots, souvent avec un peu de simplification. Pourriel est un mot-valise de poubelle et courriel.

N

  • Néologisme : Mot, expression ou sens d’un mot (ou d’une expression) introduit récemment dans le langage.
  • Neutre (Genre) : Une des valeurs de Genre grammatical possible dans certaines langues, entrant en compte dans la variation de forme des énoncés. Malgré son nom, elle peut référer aussi bien à des inanimés, que des animés de sexe quelconque.
  • Neutre (Registre) : Vocabulaire du registre neutre.
  • Noble : Vocabulaire du registre noble.
  • Nom : Substantif, mot qui décrit un objet ou un sentiment. En français, maison et réalité sont des noms.
  • Nombre : Indication de la cardinalité d’un objet ou sujet. Les trois nombres les plus utilisés sont le singulier, le pluriel et le duel.
  • Nominatif : Le cas sujet, le sujet de la phrase. Dans la phrase latine cattus canem mordet, le mot cattus (« chat ») est au cas nominatif. Également nommé cas sujet.
  • Non comparable : Adjectif qui n’a pas de comparatif ni de superlatif. En anglais, qui n’a pas de comparatif en -er ni de superlatif en -est, et ne peut être employé avec more ou most.

O

  • Objet : Nom ou locution nominale qui est l’objet de la phrase, en opposition avec le sujet de la phrase. Dans la phrase Albert connaît Béatrice, Albert est le sujet et Béatrice est l’objet.
    • Objet indirect et objet direct : Un objet indirect est un objet lié au sujet avec une préposition, alors que s’il n’y a pas de préposition, c’est normalement un objet direct. Dans la phrase Albert donne le bracelet à Christine, Albert est le sujet, le bracelet est l’objet direct et Christine est l’objet indirect (à Christine).
  • Objet et oblique : Un objet fait partie de la valence du verbe tandis que l'oblique n'en fait pas partie.
  • Obsolète → voir désuet.

P

  • Par analogie (sens) : Sens attribué suite à un raisonnement fondé sur les ressemblances ou les rapports d’une chose avec une autre.
  • Par extension (sens) : Sens attribué suite à un élargissement du champ lexical originel d’un mot. Se situe entre le sens propre et le sens figuré. En français, dans l’éclat de la lumière, le mot éclat est employé au sens propre ; dans l’éclat de la vertu, le mot éclat a un sens figuré ; tandis que dans l’éclat du son, c’est par extension que le mot éclat est transporté, du sens de la vue, auquel il est propre, au sens de l’ouïe, auquel il n’appartient qu’improprement.
  • Parfait : Temps verbal qui décrit une action une fois dans le passé. À comparer avec l’imparfait.
  • Paronyme : Mot qui présente avec un autre mot une ressemblance, une proximité phonétique (ex. : conjecture et conjoncture sont des paronymes).
  • Participe passé : Participe d’un verbe, souvent utilisé avec un verbe auxiliaire tel que « avoir » en français pour former le passé composé.
  • Participe présent : Participe d’un verbe qui décrit une action continue. En français, jouant est le participe présent de jouer.
  • En particulier (sens) : Indique qu’un sens est un cas particulier du sens plus général qui le précède.
  • Passé composé : Temps verbal qui emploie le participe passé et un verbe auxiliaire tel que « avoir » en français, et qui décrit une action faite une fois dans le passé.
  • Passé simple : Temps verbal qui indique une action faite une fois dans le passé, et qui n’a pas de lien avec le présent (surtout en parlant du français).
  • Passif : Verbe utilisé à la forme passive, c’est-à-dire qui présente l’action comme subie par le sujet, au lieu d’être faite par lui.
  • Péjoratif : Qui donne un sens défavorable ; contraire de mélioratif.
  • Perfectif : Se dit des verbes décrivant une action achevée ou unique. Existe surtout dans les langues slaves. → voir imperfectif.
  • Pléonasme : Qui redouble une expression pour la renforcer.
  • Plurale tantum : Se dit d’un nom ou d’une locution qui s’emploie uniquement au pluriel. → voir singulare tantum.
  • Pluriel : Cas utilisé lorsqu’il y a plusieurs choses. En français, les chaises est le pluriel de la chaise → voir singulier et duel.
  • Poétique : Employé en poésie.
  • Populaire : Vocabulaire du registre populaire.
  • Préposition : Mot qui indique la position d’un objet relatif à un autre objet. En français, de, à, sur, dans et sous sont des prépositions.
  • Présent : Temps verbal qui indique ce qui se passe maintenant, aujourd’hui.
  • Prétérit : Temps verbal qui indique une action faite une fois dans le passé ou il y a longtemps. Équivalent du passé simple en français.
  • Pronominal : Se dit d’un verbe qui, parfois ou toujours, est accompagné d’un pronom personnel réfléchi (me, te, se, nous, vous, se) de la même personne que le pronom sujet (je, tu, il/elle / on, nous, vous, ils/elles).
  • Propre (sens) : Au sens strict. Contraire de figuré.

Q

R

  • Rare : Vocabulaire peu usité. La rareté n’est appréciée qu’intuitivement ou qu’approximativement à partir du corpus accessible (c’est-à-dire essentiellement Internet), sauf lorsqu’une référence est donnée bien sûr.
    • Rare : Se dit d’un mot peu usité, mais dont on trouve de nombreuses attestations de diverses sources.
    • Très rare : Se dit d’un mot très peu usité, dont on a trouvé moins d’une centaine environ d’utilisations dans le corpus accessible.
    • Extrêmement rare : Se dit d’un mot dont on n’a trouvé que très peu d’utilisations dans le corpus accessible (moins d’une quinzaine), qu’elles ont toutes valeur d’attestations sans discrimination d’origine, c’est-à-dire provenant éventuellement de blogues et forums Internet. Il peut être utile ici de préciser que le projet Wiktionnaire relève de la lexicographie descriptive. Description des attestations constatées aussi bien que description des points de vue normatifs (Académie française, recommandations, etc.).
    • Hapax : Se dit d’un mot dont on a trouvé qu’une seule utilisation dans le corpus. Cette qualification relève des lexicographes et doit être référencée.
  • Réciproque : Se dit d’un verbe qui exprime l’action réciproque de plusieurs objets les uns sur les autres, comme dans cette phrase : Ces deux propositions se contredisent.
  • Réfléchi, réflexif : Se dit d’un verbe dont le sujet et l’objet sont la même entité.
  • Régional : Tournure, mot, ou sens d’un mot, expression propres à une région.
  • registre Niveau de registre de langue dans lequel on emploie des formes et un vocabulaire crus, grossiers, orduriers, obscènes.
  • Relevé : Vocabulaire du registre relevé.

S

  • Sic : Adverbe latin voulant dire « ainsi » et ici « textuellement ». S’utilise quand on cite une phrase qui contient, volontairement ou non, une erreur ou un archaïsme. Exemple : Dans « Les voies du saigneur [sic] sont impénétrables ! », Saigneur est une mauvaise orthographe de seigneur (et accidentellement un homophone).
  • Sigle : Abréviation composée des lettres initiales des mots d’une locution. Exemple : SNCF (Société Nationale des Chemins de fer Français). Lorsque le sigle peut être prononcé sans l’épeler, le Wiktionnaire qualifiera plutôt le mot d’acronyme, plus précis.
  • Singulare tantum : Se dit d’un nom ou d’une locution qui s’emploie uniquement au singulier. → voir plurale tantum.
  • Singulier : Se dit d’un nom qui est seul, dont il n’y a qu’un exemplaire. → voir pluriel et duel.
  • Solécisme : Faute de syntaxe, tournure qui s’écarte de la norme grammaticale admise. Le chien à Paul (au lieu de le chien de Paul) est un solécisme. Pour rester neutre, ce jugement de l’usage doit être attribué à des références linguistiques, sans être pris à son compte par le Wiktionnaire.
  • Soutenu : Vocabulaire du registre soutenu.
  • Standard : Vocabulaire du registre standard.
  • Statif : Verbe utilisé à la forme stative, c’est-à-dire qui présente un état du sujet, au lieu d’être une action faite ou subie par lui, par exemple : Ce vase est brisé.
  • Subjonctif : Mode qui exprime la dépendance, la tension psychologique (volonté, sentiment) ou la subjectivité (doute, incertitude).
  • Sublime : Vocabulaire du registre sublime.
  • Substantif → voir nom.
  • Substantivation : utilisation d’un mot (souvent un adjectif) comme un nom commun. Cela se fait généralement en actualisant le mot par un déterminant.
  • Superlatif : Déclinaison d’un adjectif qui indique « le plus ». En anglais, China has the biggest army in the world (« La Chine a la plus grande armée au monde »).
  • Supplétif : La supplétion est l’utilisation historiquement introduite et maintenant obligatoire d’une forme étymologiquement différente dans un paradigme. Par exemple l’utilisation des formes irai, iras, ira, irons, irez et iront, toutes issues du latin ire, comme futur du verbe aller, lui-même issu du latin ambulare.
  • Synérèse : Lorsqu’un mot présente la particularité d’avoir une prononciation de deux syllabes accolées en une seule → voir synérèse.
  • Synonyme : Mot différent ayant un sens identique.

T

U

  • Usage avéré : Pratique de la langue telle que constatable de manière empirique dans son homogénéité synchronique et telle qu’elle se réalise dans l’emploi spontané de ses locutaires effectifs[1]. Contrairement à l’usage standard, cette conception intègre toutes les pratiques, y compris celles de formulations résultant de lapsus ou de lacunes des standards ou autre us et coutumes support des discriminants du degré d’appartenance au groupe socio-linguistique.
  • Usage critiqué : Cette mention qualifie les abus de langage et les sens considérés comme impropres par certaines personnes et/ou entités, → voir improprement et abus de langage. Pour rester neutre, ce jugement de l’usage doit être attribué à des références linguistiques, sans être pris à son compte par le Wiktionnaire.
  • Usage standard : pratique d’une langue conforme à l’emploi préconisé par des organismes et ouvrages se considérant comme référence voir comme garant d’une norme prescriptive, se voulant dénué de tout accent régional, régionalisme ou autre élément de langagier que cette référence juge comme particularisme. Cette conception du langage peut aussi bien intervenir dans l’élaboration de la ligne éditoriale d’un ouvrage lexicographique que celle de programmes pédagogiques d’acquisition du langage[2]. Il ne doit pas être confondu avec l’usage avéré, dont la multiplicité des pratiques demeure difficilement analysable, dépend de chaque emploi ad hoc des usagers en situation, et qui constitue donc au mieux un point d’arbitrage plus ou moins pris en compte dans de telles standardisations. L’emploi au singulier, fort courant, aura aussi tendance à masquer la réalité socio-linguistique beaucoup plus nuancée de ce concept, les aires linguistiques et géopolitiques ne se recoupant que marginalement, laissant de larges latitudes à des politiques linguistiques divergentes et donc à des standardisations plus ou moins concurrentes. Cette conception de la langue trouve donc sans surprise des critiques, tant parmi les locutaires dont elle conteste potentiellement l’usage spontané, que parmi les linguistes[3]. → voir Liste des articles Wikipédia relatifs à des langues pour lesquels existent au moins un standard.


V

  • Valence : Nombre d’actants qu’un terme (le plus souvent verbe) peut recevoir.
  • Verbe : Mot qui décrit une action. Par exemple, jouer, rire, aimer, pleuvoir et prendre sont des verbes en français.
  • Vieux, vieilli : Mot ou expression qui n’est presque plus utilisée dans ce sens mais encore d’usage. → voir désuet et archaïque.
  • Vocatif : Dans certaines langues à déclinaisons, cas qui indique que l’on appelle quelqu’un directement. Dans la phrase latine Tu quoque, fili ! (« Toi aussi, mon fils ! »), fili est le vocatif de filius (« fils »).
  • Vulgaire : Manière de s’exprimer usuel d’une majorité des membres d’une communauté, en dehors des cadres spécifiques où les us et coutumes incite à moduler le registre employé.
  • Vulgaire : qualifie une expression qui transgresse les normes de politesse, qui est grossier et instille une dimension choquante à l’énoncé par sa rudesse.
  • Vulgarité : qualité de ce qui ce rattache à un phénomène vulgaire.

W

X

  • X-SAMPA : Alphabet phonétique analogue à l’API, mais n’utilisant que des caractères ASCII. N’est guère employé sur le Wiktionnaire, cependant, pour l’afficher à la place de l’API, il existe un gadget convertisseur.

Y

Z

Voir aussi

Références

  1. Siouffi Gilles. L’éternel passé de la langue : temps et perception linguistique au XVIIe siècle. In: Littératures classiques, n°43, automne 2001. Le temps au XVIIe siècle. pp. 241-256.
  2. Mougeon, Raymond et Édouard Beniak. « Recherches linguistiques appliquées à l’enseignement du français langue maternelle en Ontario. » Revue des sciences de l'éducation, volume 5, numéro 1, hiver 1979, p. 87–105.
  3. Tournier Maurice. Critique de la critique : langue de bois et parler vrai]. In: Mots, n°13, octobre 1986. Identités : Femme, Asie, Paris, Espagne, Algérie, Langue de bois. pp. 191-194.