dessiéger

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De siège, avec le préfixe des-.

Verbe [modifier le wikicode]

dessiéger \de.sje.ʒe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Lever le siège de.
    • Pour s’opposer à la fureur des dits Liégeois et les réprimer, le duc Philippe est contraint de prendre les armes, et trouve bon de s’assurer de Maestricht, où il envoye les seigneurs de Sombreffe et de Petresem, avec bonnes troupes pour la garder, ce pendant que ledit de Bourbon faisait ses apprêts pour y entrer, y emmenant une cavalerie de très-bonne étoffe, et qu’il dresserait une armée, que devait conduire le dit de Charolois, lequel revenait de la guerre de France, ayant mandé aux ducs de Clève et de Gueldre, comtes de Nassau et de Horne, et au Marquis de Rotelin d’y être, lesquels lui amenèrent des forces, partie s’adjoignant à son armée, et partie assurant Maestricht, la garnison de laquelle se prit continuellement à courir le pays jusques à Liége, Visé, Tongre, Maseeck et autres villes adjacentes, les détruisant, et faisant proie de tout ce qu’ils y rencontraient, et ce pour divertir, et faire tirer arrière de la ville de Limbourg les Liégeois, qu’ils tenaient bouclée et serrée passé plus de quinze jours, lesquels entendant qu’il y avait des troupes, qui étaient affilées à Maestricht pour les dessiéger, les courses et ravages de la garnison qui y était, et voyant que le dit de Baden les avait abandonné, et s’était retiré secretement en Allemagne chez les siens, lui semblant être plus que temps d’écamper, à raison que le soleil ne lui luisait plus au midi, comme il avait fait au levant, outre que ses amis l’avaient sollicité plusieurs fois à cette désertion, levèrent le siège, et se retournèrent en Liége en état fort déchu et misérable. — (Laurent Mélart, F. Gorrissen, Histoire de la ville et du château de Huy, 1839)
    • Noté ici que le 8 d’aoust 1712, toute l’armée des alliés vint ici camper sur la Châtellenie de Lille, savoir depuis le Pont-à-Bouvines jusqu’ici, à dessein de dessiéger Douay pour lors assiégé par les Français, mais lesdits alliés n’osèrent et les Français prirent Douai le 8 septembre de la même année. — (Th. Leuridan, Inventaire sommaire des Archives communales de Houplin-lez-Seclin antérieures à 1790)

Traductions[modifier le wikicode]