flamm
Apparence
Étymologie
[modifier le wikicode]- (Ca. 1047-1053 : flam)[1] Du moyen breton flam[2], du vieux breton flam[3], emprunté au latin flamma[4][1].
- À comparer avec le gallois fflam, et le cornique flam (sens identique).
- Par ailleurs cognat, avec entre autres, le français flamme, l’anglais flame, le néerlandais vlam, l’afrikaans vlam, l’italien fiamma, le maltais fjamma, l’occitan flama, le catalan flama, l’espagnol flama et llama, le portugais flama et chama, le galicien chama, l’allemand Flamme, ou le danois flamme.
Adjectif
[modifier le wikicode]| Nature | Forme |
|---|---|
| Positif | flamm |
| Comparatif | flammocʼh |
| Superlatif | flammañ |
| Exclamatif | flammat |
flamm \ˈflãmː\
- Flamboyant, flambant, éclatant.
Bez’ e karfenn e ve va cʼhaloun entanet gant ann tan flamm ha santel euz ho karantez, hag en em ginnigfenn va-unan d’e-hocʼh a greiz va ene, evel ma reaz ann hini a zo deuet enn ho raok, sant Iann Vadezour, ar brasa e-touez ar zent.
— (Thomas a Kempis, traduit par Aimble Troude et Gabriel Milin d’après la version française de Félicité de La Mennais, Jezuz-Krist skouer ar gristenien, da lavaret eo Imitation Jezuz-Krist, J. B. hag A. Lefournier , Brest, 1862, page 574 → lire en ligne)- Je voudrais que mon cœur s’embrase du feu flamboyant et sacré de votre amour, et que je me donne à vous du plus profond de mon âme, comme l’a fait celui qui vous a précédé, saint Jean-Baptiste, le plus grand des saints.
Va Doue ! eme Varivon en ur ruziañ un tamm, hag ar chal glas-gwan a lakae flammocʼh he divjod livrin.
— (Fañch Elies, Ar gousper, dans Al Liamm, no 54, janvier-février 1956, page 7)- « Mon Dieu ! » s’exclama Maryvonne en rougissant légèrement, et le châle bleu clair rendait ses joues vermeilles encore plus éclatantes.
Nom commun
[modifier le wikicode]| Singulier | Pluriel 1 | Pluriel 2 |
|---|---|---|
| flamm | flammoù | flemmen |
flamm \ˈflãmː\ masculin
Dérivés
[modifier le wikicode]Adverbe
[modifier le wikicode]flamm \ˈflãmː\
- De façon flamboyante, flambante, éclatante.
Sétu Otrou Flammik, gwisked flamm, gwisked kaer,
— (Auguste Brizeux, Otrou Flammik, dans Télen Arvor, Alphonse Lemerre, éditeur, Paris, page 204 → lire en ligne)
Né kéd mui eur mésiad, né kéd cʼhoaz eur pôtr ker.- Voici Monsieur Flammik, habillé de façon éclatante, bellement habillé :
Ce n’est plus un campagnard, ce n’est pas encore un citadin.
- Voici Monsieur Flammik, habillé de façon éclatante, bellement habillé :
Stank eo an tiez bihan nevez, livet flamm kalz diouto, betek porzh St Samzun (St Sampson).
— (Per ar Bihan, Un devezh e Gernenez, dans Al Liamm, no 335, décembre 2002, page 91)- Les petites maisons neuves sont nombreuses, beaucoup d’entre elles peintes de façon flamboyante, jusqu’au port de Saint-Sampson.
- Très, tout, extrêmement : renforce un adjectif.
Nann, predoù evel ar re-se n’hellont ket mervel. Keit hag ar vuhez, ha pellocʼh, e vezint bev-flamm da viken, o Kembreadez !
— (Yann Kerlann, Ar Gembreadez, dans Al Liamm, no 7, mars-avril 1948, page 12)- Non, des moments comme ceux-là ne peuvent pas mourir. Aussi longtemps que la vie, et au-delà, ils seront extrêmement vivants pour toujours, ô Galloise.
Yaouankig flamm en em gavit,
— (Yann Gere, Al luskaden, dans Kanaouennou Kerne, Société de la Presse catholique, Brest, 1900, page 33 → lire en ligne)
Petra vezocʼh-hu mar bevit ?- Vous êtes tout jeunot,
Que serez-vous si vous vivez ?
- Vous êtes tout jeunot,
Dérivés
[modifier le wikicode]Forme de verbe
[modifier le wikicode]flamm \ˈflãmː\
Références
[modifier le wikicode]- 1 2 Albert Deshayes, Dictionnaire étymologique du breton, Éditions Label LN, 2021, page 293
- ↑ Jehan Lagadeuc, Catholicon, Tréguier, 1499, page 84b
- ↑ Léon Fleuriot, A Dictionary of Old Breton - Dictionnaire du vieux breton - Part I, Toronto, 1985, page 171a
- ↑ « flamm », dans Victor Henry , Lexique étymologique des termes les plus usuels du breton moderne , J. Plihon et L. Hervé, Rennes, 1900, p. 123 → consulter cet ouvrage