Fata Scribunda

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Siècle à préciser) Du latin Fata Scribunda.

Locution nominale [modifier le wikicode]

Fata Scribunda féminin

  1. (Antiquité) Fées présidant au destin des nouveau-nés à Rome.
    • Dans les jours de la première semaine qui suit la naissance les Fata Scribunda sont appelées.
    • Tertullien porte témoignage de la croyance populaire en trois déesses, Lucine, Diane et Junon, qui président à l’accouchement (fées ventrières), suivies des Fata scribunda (ou plus exactement, comme le propose l’auteur, fata scribentia, écrivant le sort du nouveau-né). — (Laurence Harf-Lancner, Le Monde des fées dans l’Occident médiéval)

Traductions[modifier le wikicode]

Latin[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Composé de Fata et de scribenda, gérondif neutre pluriel ou féminin singulier de scribo (« écrire ») avec, sans doute, une faute d'orthographe ou une variante dialectale, à valeur - qui sait ? - péjorative.

Nom commun [modifier le wikicode]

Fata Scribunda \Prononciation ?\ féminin singulier ou neutre pluriel

  1. (Religion) Fées écrivant le destin, prédestination païenne selon Tertullien.
    • Cui enim hominum non adhaerebit spiritus nequam ab ipsa etiam ianua natiuitatis animas aucupabundus, uel qua inuitatus tota illa puerperii superstitione? [2] Ita omnes idololatria obstetrice nascuntur, dum ipsi adhuc uteri infulis apud idola confectis redimiti genimina sua daemoniorum candidata profitentur, dum in partu Lucinae et Dianae eiulatur, dum per totam hebdomadem Iunoni mensa proponitur, dum ultima die Fata Scribunda aduocantur, dum prima etiam constitutio infantis super terram Statinae deae sacrum est. — (Tertullien, De Anima, « De l’âme ».)
      En effet, à quel homme ne s'attachera pas l'esprit mauvais, puisqu'il guette les âmes, aux portes mêmes de la vie, ou même qu'il est appelé par toutes les superstitions qui environnent un enfantement, tant l'idolâtrie est comme l'accoucheuse de tous les nouveau-nés, et lorsque les femmes enceintes, couronnées de bandelettes, tressées devant les idoles, déclarent que leurs fruits sont consacrés aux démons ; et lorsqu'on appelle à grands cris Diane et Lucine pendant le travail de l'enfantement ; et lorsque toute une semaine une table est dressée à Junon ; et lorsque le dernier jour on tire l'horoscope qui sera consigné par écrit ; et lorsque les premiers pas que l'enfant imprime sur la terre sont consacrés à la déesse Statina ? — (trad.)