frappe-d’abord

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

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Étymologie[modifier le wikicode]

(début XVIIIe siècle) Les Frappes-d’abord sont des Mouches longues & jaunâtres, que l’on nomme ainsi, parce qu’elles piquent dans le même instant qu’elles se posent. — (Le Page du Pratz, Histoire de la Louisiane, tome second, Paris, 1758)

Nom commun [modifier le wikicode]

Invariable
frappe-d’abord
\fʁap.d‿a.bɔʁ\

frappe-d’abord \fʁap.d‿a.bɔʁ\ masculin invariable

  1. (Entomologie) (Populaire) (Québec) Nom générique de diverses variétés de mouches piqueuses. Les naturalistes du XIXe siècle ont assigné le nom plus spécialement au chrysops (Chrysops niger).
    • Je pardonne au « moustique à collier blanc », qui provoque un jet de sang à chaque piqûre. Je subis avec patience les coups du « frappe d'abord », les impressions cautérisantes du microscopique « brûlot »; mais le culex, je le hais, je le méprise, je voudrais le conspuer et le martyriser pendant toute une éternité. — (Henry de Puyjalon (1841-1905), Récits du Labrador, 1894, Imaginaire/Nord, 2007, p.54)
    • Il y a ici des frappe-d’abord ; il y a des brûlots ; ce sont de très-petits moucherons, dont la piqûre est si vive ou plutôt si brûlante, qu’il semble qu’une petite étincelle est tombée sur la partie qu’ils ont piquée. Il y a des moustiques ; ce sont des brûlots, à cela près qu’ils sont encore plus petits ; à peine les voit-on, ils attaquent particulièrement les yeux ; il y a des guêpes, il y a des taons […]. — (Paul du Poisson, doc. CCI, 1727, p. 292 (Lettre du Père du Poisson, Missionnaire aux Akensas), in Reuben Gold Thwaites (éditeur), The Jesuit Relations and Allied Documents: Travels and Explorations of the Jesuit Missionaries in New France, Cleveland : Burrows Brothers Company, vol. 67, 1900)
    • Taon, mouche à cheval : Taon : Tubanus
      Guêpe à cheval : L'Œstre du cheval :
      Gastrus equi
      Frappe d’abord : Les Chrysops :
      Chrysops niger
      Brulôt : Simule :
      Simulium
      Maringouins : Cousins :
      Culex pipiens
      Mouches à vers : Mouche de la viande :
      Culliphora vomitaria
      Mouche jaune : Mouche merdivore :
      Musca merdaria
      Chiques, barbeaux : Les larves de l'Œstre du cheval :
      Gastrus equi
      Chenilles des vaches : Les larves de l'Œstre du bœuf :
      Hypoderma bovis
      Lève-cul, culbuteux : Les larves des Cousins :
      Culex
      Moustiques : Tous le autres Diptères de petite taille
      — (Noms vulgaires des insectes en Canada, Le Naturaliste canadien, tome troisième, no. 4 (mars 1871), C. Darveau, Québec, 1871)
    • Il pourrait désigner, en forçant un peu la note, cette mouche du coche de Lafontaine, qui « pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine… Va, vient, fait l’empressée… » mais malheureusement, je n’ai pas même vu l’ombre d’une mouche à mon départ : Maringouins, frappe-d’abord, mouches noires, moustiques, toute la gent pique-fort était restée dans ses retranchements, car il soufflait un vent du nord qui poussait bien notre pirogue, mais qui n’était pas du tout favorable aux mouches. Nous n’avons pas même senti la piqûre du brûlot, ce liliputien du monde des insectes. — (Napoléon Caron, Voyages, 1888, p. 182)
    • Il est vrai que c’est par curiosité que notre mère Ève mangea le fruit défendu. Avec le résultat qu’il nous est désormais interdit de passer nos journées à nous promener dans le jardin d’Éden […] ; et de manger des bleuets et des catherinettes en caressant mégligemment les gentils petits tigres et les éléphanteaux domestiques. Au lieu de cela, du fait de notre première mère nous habitons les rives du Saint-Laurent, mangeons notre pain à la sueur du boulanger et sommes soumis aux attaques des bêtes féroces telles que moustiques, brûlots, frappe-d’abord et inspecteurs du Revenu. — (Ringuet (Philippe Panneton), Confidences, Montréal/Paris : Fidès, 1965, p. 83)
  2. (Entomologie) (France) Mouche d’éléphant.
    • Les cousins & les melgues sont très-incommodes dans ce pays, au commencement de la nuit, jusques vers les dix heures du soir ; & les mouches d’éléphant, qu’on appelle frappe-d’abord, sont insupportables pendant le jour, parce qu’aussi-tôt qu’elles se posent, elles piquent sensiblement, même au travers de la chemise. Les Siamois les appellent mouches d’éléphant, parce qu’elles suivent ce quadrupède, & qu’il ne s’en trouve presque pas où il n’y a point de ces animaux. Ces mouches noires & grosses ont leur dard plus fort que celui des mouches à miel […] — (François-Henri Turpin, Histoire civile et naturelle du royaume de Siam, tome 1, Costard, Libraire, Paris, 1771)

Variantes[modifier le wikicode]

Quasi-synonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]