méson μ

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1937) Le terme tombe progressivement en désuétude au profit de muon après l’apparition de ce dernier en 1958.
  • En 1935, le physicien japonais Hideki Yukawa (1907–1981) proposa la première théorie expliquant la nature de la force forte […] Yukawa suggéra que la force forte résultait de l’échange d’une nouvelle particule entre les nucléons […] Il établit également que […] celle-ci devait avoir une masse environ 200 fois plus grande que celle de l’électron. Cette valeur étant intermédiaire entre la masse du proton et celle de l’électron, on appela la nouvelle particule méson (du grec meso, qui signifie « milieu »). […] En 1937, Carl Anderson et ses collaborateurs découvrirent une particule d’une masse de […] environ 207 fois la masse de l’électron. Les expériences subséquentes montrèrent cependant que cette particule […] ne pouvait […] être responsable de la force forte. Cela intrigua plusieurs théoriciens qui crurent à l’existence de deux mésons de masses légèrement différentes. Cette hypothèse fut confirmée en 1947 lors de la découverte, dans les rayons cosmiques, du méson pi (π), ou pion, par Cecil Frank Powell (1903–1969) et Giuseppe P. S. Occhialini (1907–). Le méson plus léger qu’avait trouvé Anderson, et qu’on appelle maintenant muon (μ), intervient seulement dans les interactions faibles et électromagnétiques sans jouer de rôle dans les interactions fortes. (Raymond A. Serway, Physique III : Optique et physique moderne, Éditions Études vivantes, Laval, QC, Canada, 1992 (3e édition), traduction des Éditions de la Chenelière Inc.)

Locution nominale [modifier]

Singulier Pluriel
méson μ mésons μ
\me.zɔ̃ my\

méson μ masculin

  1. (Physique) (Désuet) Muon.
    • De plus, les quarks interagissent entre eux par l’intermédiaire de huit gluons capables d’en changer la couleur, tout comme les particules chargées interagissent entre elles par l’intermédiaire de photons. D’un autre côté, le méson μ, qui avait été à tort confondu avec la particule de Yukawa, montrera des signes de parenté avec l’électron, qui comme lui est un lepton. En 1977, la famille s’agrandit avec la mise en évidence d’un cousin de l’électron encore plus massif, le lepton τ. (Jean-Claude Boudenot, Comment Einstein a changé le monde, EDP Sciences, 2005)
    • Cette particule, dont l’existence avait été prédite dès 1934 par le physicien japonais Yukawa pour interpréter l’interaction forte, a été appelée tour à tour Yukon, électron japonais, électron lourd (car sa masse est environ 200 fois supérieure à celle de l’électron), mésotron et finalement méson ! (Il s’agit du méson μ, ou muon ; il s’avèrera que la particule prédite par Yukawa est en fait le méson π — de masse égale à 264 fois celle de l’électron — découverte dans les rayonnements cosmiques par Cecil Powell en 1947.) (Jean-Claude Boudenot, Comment Einstein a changé le monde, EDP Sciences, 2005)

Prononciation[modifier]