yeuse

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De l’occitan ieuse, euse, en ancien occitan elze, issu de elex, forme osco-ombrienne du latin ilex.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
yeuse yeuses
\jøz\

yeuse \jøz\ féminin

  1. (Botanique) Synonyme de chêne vert.
    • Le vent ride, sous l’yeuse,
      Le sombre miroir des eaux.
      — (Victor Hugo, Les Contemplations, Livre II (« L’Âme en fleur »), « Viens ! – une flûte invisible »)
    • …et déjà nous accostions à l'estacade du bois de la Chaise, un bois de pins tristes et d’yeuses superbes, aux troncs tordus, au feuillage presque noir. — (Octave Mirbeau, Notes de voyage, dans La vache tachetée, 1918)
    • Une vaste forêt d'arbres nains s'avançaient devant eux jusque dans les eaux ; des troènes, des yeuses, des saules rabougris émergèrent des hauts sagittaires. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Eaux Infernales, 1934)
    • Plus haut que le bois de pins, Angelo entendit des gémissements et des sanglots. Il y avait tant de silence autour qu’ils faisaient le bruit d’une fontaine solitaire. C’étaient deux hommes qui en soignaient un troisième allongé sous une yeuse. Ils pleuraient tous les trois. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 226)
    • Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957. Traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 109)
    • À l'entrée de l'un des ravins, se dressait une yeuse à sept ou huit troncs, disposés en cercle, et ses ramures d'un vert sombre surgissaient d'un îlot de broussailles, où les déchirants argéras se mêlaient aux chênes kermès. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 320)

Variantes[modifier le wikicode]

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]