ὕλη

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Voir aussi : ύλη

Grec ancien[modifier]

Étymologie[modifier]

De l’indo-européen commun *swel-, *sel- (« bois », « forêt »,« poutre »). Apparenté au latin silva, à l'anglais sill (« poutre - à la base d'une fenêtre ») ou au letton sile (« auge »).

Nom commun [modifier]

Cas Singulier Pluriel Duel
Nominatif ὕλη αἱ ὕλαι τὼ ὕλα
Vocatif ὕλη ὕλαι ὕλα
Accusatif τὴν ὕλην τὰς ὕλας τὼ ὕλα
Génitif τῆς ὕλης τῶν ὑλῶν τοῖν ὕλαιν
Datif τῇ ὕλ ταῖς ὕλαις τοῖν ὕλαιν

ὕλη, húlê \ˈhyː.lɛː\ féminin

  1. Forêt, région boisée.
    • τὰ δένδρα καὶ ὕλη, les arbres et la forêt.
    • οὕτως καὶ ἡ γλῶσσα μικρὸν μέλος ἐστὶν καὶ μεγάλα αὐχεῖ. ἰδοὺ ἡλίκον πῦρἡλίκην ὕλην ἀνάπτει — (Épître de Jacques 3,5)
      De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! — (Traduction Segond)
  2. Bois coupé.
    • ἔνθα δὲ πῦρ κήαντες ἐθύσαμεν ἠδὲ καὶ αὐτοὶ τυρῶν αἰνύμενοι φάγομεν, μένομέν τέ μιν ἔνδον ἥμενοι, ἧος ἐπῆλθε νέμων. φέρε δ᾽ ὄβριμον ἄχθος ὕλης ἀζαλέης, ἵνα οἱ ποτιδόρπιον εἴη, ἔντοσθεν δ᾽ ἄντροιο βαλὼν ὀρυμαγδὸν ἔθηκεν: ἡμεῖς δὲ δείσαντες ἀπεσσύμεθ᾽ ἐς μυχὸν ἄντρου. — (Odyssée, 9, 234)
      Alors, ranimant le feu et mangeant les fromages, nous l'attendîmes, assis. Et il revint du pâturage, et il portait un vaste monceau de bois sec, afin de préparer son repas, et il le jeta à l'entrée de la caverne, avec retentissement. Et nous nous cachâmes, épouvantés, dans le fond de l'antre. — (Traduction Leconte de Lisle)
  3. Matériau.
    • φράξε δέ μιν ῥίπεσσι διαμπερὲς οἰσυΐνῃσι κύματος εἶλαρ ἔμεν: πολλὴν δ᾽ ἐπεχεύατο ὕλην — (Odyssée, 5, 257)
      Il entoure le radeau de claies d'osier, pour servir d'abri contre les vagues, et il jette sur le plancher une grande quantité de matériaux. — (Traduction Bareste)
  4. Matière.
    • Ἐστὶ δὲ ὕλη μάλιστα μὲν καὶ κυρίως τὸ ὑποκείμενον γενέσεως καὶ φθορᾶς δεκτικόν, τρόπον δέ τινα καὶ τὸ ταῖς ἄλλαις μεταβολαῖς, ὅτι πάντα δεκτικὰ τὰ ὑποκείμενα ἐναντιώσεών τινων. — (Aristote, De la génération et de la corruption, IV, 6)
      Or c’est la matière qui est, éminemment et par excellence, le sujet susceptible de la production et de la destruction ; et en un certain sens, elle est aussi ce qui subit les autres espèces de changements, parce que tous les sujets, quels qu’ils soient, sont susceptibles de certaines oppositions par contraires. — (Traduction Barthélémy-Saint-Hilaire)

Dérivés dans d’autres langues[modifier]

Références[modifier]