bienveillance

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Calqué sur le latin benevolentia sous la forme bienvoillance (V. 1175). Doublon de bénévolence. Voir aussi bienveillant.

D'après le "dictionnaire étymologique de la langue françoise", par B. de Roquefort (1829) bienveillance ne vient pas de benevolentia mais bien de bona vigilantia, la bonne vigilance ou le fait de bien veiller. Même racine que veille, vigie, vigilance etc. Le sens de soin attentif, d'attention soigneuse qui fait veiller (veillée des morts, veillée des gardes, des heures de nuit, etc). Cette fausse étymologie a ainsi permis un détournement du sens qui aujourd'hui est synonyme de gentillesse, alors qu'il s'agit plutôt d'exercer une bonne vigilance, d'être attentif.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
bienveillance bienveillances
\bjɛ̃.vɛ.jɑ̃s\

bienveillance \bjɛ̃.vɛ.jɑ̃s\ féminin

  1. Motivation à respecter autrui et agir pour son bien.
    • La bienveillance consiste, résume Catherine Gueguen, « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien, et en y veillant ».— (Christine Legrand, Pour une éducation bienveillante - Journal La Croix, page 13-14, 16 septembre 2015)
    • Il se comportait avec autant de bienveillance à l’égard des hommes  ; il était donc peu surprenant qu’on aimât généralement l’étranger, et chacun s’empressait de venir à son aide […] — (E. T. A. Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, traduit par Henry Egmont)
    • Pendant un moment, la morgue germanique lutta en lui avec la simplicité anglaise, et aussi avec sa bienveillance naturelle et sa loquacité, et elle eut le dessous. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 174 de l’éd. de 1921)
    • Nous avons tous entendu parler de l’omniprésent moulin à prière au Tibet. Il suffit de le faire tourner en récitant le mantra (une prière) approprié pour attirer la bienveillance de divinités sur soi, purifier son karma (ses actions) et accumuler du mérite pour une future réincarnation heureuse. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, nº 66, p. 5, été 2008)

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]