c’est-à-dire

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
(Redirigé depuis c'est-à-dire)
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

En 1306, "c'est à dire" est une locution adverbiale qui annonce une précision (G. Guiart, Royaux lignages, 305, éd. Buchon, Chroniques fr., t. 7, p. 327), puis en 1866, elle annonce une rectification (Lar. 19e). En 1495, "ca" est une locution conjonctive et "c'est à dire que" annonce une explication (Le Roman de Jehan de Paris, éd. E. Wickersheimer, p. 85). Composé du pronom démonstratif "ce" de la 3ème personne de l'indicatif du verbe "être", de la préposition "à" qui introduit l'infinitif complétif d'un verbe (v. G. Moignet, Gramm. de l'a. fr., Paris, 1973, p. 297) et de "dire".

Conjonction[modifier | modifier le wikicode]

c’est-à-dire \s‿ɛ.t‿a diʁ\

  1. Annonçant une équivalence de signification, une traduction, s’emploie lorsque, après avoir dit, exprimé, désigné quelque chose d’une certaine manière, on va le dire, l’exprimer, le désigner autrement, afin d’être plus exact, plus clair, etc.
    • Vous savez bien ce qu'on appelle un dada, c’est-à-dire une idée fixe qui vous revient toujours en tête, et qui vous mène quelquefois plus loin que vous ne voudriez aller. (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, p. 321)
    • Pour caractériser la cubicité, c'est-à-dire la forme aussi compacte que possible des grains d'agrégats, l’AFNOR a défini un coefficient volumétrique […]. (J. Arrambide & M. Duriez, Agrégats, liants et bétons hydrauliques, aciers et métaux usuels, page 54, Éditions du Moniteur des Travaux Publics, 1958)
    • Vous serez parfaitement libre, c’est-à-dire que vous travaillerez à votre aise et que nul n’aura le droit de vous contrôler. On emploie quelquefois dans le même sens Je veux dire.
  2. S’emploie aussi pour faire entendre que ce que l’on va dire est la conséquence de ce qu’une autre personne a fait ou dit ou l’explication qu’il faut en donner.
    • Elle a réservé à son enfant une situation de demoiselle, c’est-à-dire qu'elle s'est saignée pour lui faire apprendre la sténo et la dactylographie. (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 199)
    • Vous refusez mes offres ; c’est-à-dire que tout ce qui vient de moi vous est odieux.

Abréviations[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier | modifier le wikicode]