finaud

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

 Dérivé de fin avec le suffixe -aud.

Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin finaud
\fi.no\

finauds
\fi.no\
Féminin finaude
\fi.nod\
finaudes
\fi.nod\

finaud \fi.no\ masculin

  1. Qui est fin, rusé et cache son jeu sous un air de simplicité.
    • Le silence un peu finaud de Dumay rendit Modeste inquiète sur les résultats du voyage à Paris, […]. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il se montrait fort correct, d’une diplomatie finaude, n’ayant gardé que son rire goguenard qui avait l’air de se ficher du monde. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
    • Et comme ils sont pas finauds
      Ils finiront par se faire pécho
      Et se prendront un TIG d’un mois
      À tailler des ronces dans un bois
      — (Monsieur Roux, Le bouffon de la cité, extrait de l’album Ah si j’étais grand et beau…, 2005)

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
finaud finauds
\fi.no\

finaud \fi.no\ masculin (pour une femme, on dit : finaude)

  1. Personne qui fait preuve de finesse, de ruse et qui cache son jeu sous un air de simplicité.
    • Charles Mignon, […], eut, dans son père, un finaud qui voulut sauver des griffes de la Révolution la terre de la Bastie, un joli fief du Comtat. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • — Oui, oui, vieux finaud, pense-t-elle, je vois clair dans ton jeu. Tu veux te retirer indompté de la lutte. Mais rira bien qui rira le dernier !… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 363)
    • Le pays des terribles Cadets de Gascogne, le pays de madrés, des malins, des finauds, des habiles, […], ce pays là ne serait plus qu’un pays de hongres, voué à la décadence et à la destruction ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • — C’est bien de toi, ça.
      — Oui, dit Maillat, c’est même tellement de moi que je ne le pense pas tout à fait.
      — Je m’en doutais un peu.
      — Petit finaud.
      — Au fond, tu es fier de ne croire à rien.
      — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 150)

Dérivés[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]