neumer

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De neume.

Verbe [modifier le wikicode]

neumer \nø.me\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se neumer)

  1. Noter (un plain-chant) sous forme de neumes.
    • Le célèbre Du Cange, le premier, a défini le nom qu’on donnait, au moyen âge, aux signes de cette notation, en disant que les notes musicales s’appelaient neumes et que neumer voulait dire noter. […] Les témoignages et les citations que nous venons de produire et que nous aurions pu multiplier au besoin sont tels, suivant nous, que tout doute doit disparâitre. Neume était donc bien synonyme de note, et neumer voulait dire noter. Ce point doit être considéré comme irréfragablement résolu en faveur de Du Cange. — (Nouvelle encyclopédie théologique, tome vingt-neuvième : Joseph d’Ortigue, Dictionnaire liturgique, historique et théorique de plain-chant et de musique d’église au moyen âge et dans les temps modernes, J.-P. Migne, Éditeur, Paris, 1853)
    • L’accord universel fut réalisé principalement au XIe siècle, grâce aux clefs et aux lignes de la portée guidonnienne, mais dès le VIe siècle, certainement sous saint Grégoire (590–604), le développement paralléle de la mélodie et de la notation se trouvait assez avancé pour que ce grand pape put neumer son antiphonaire, et concourir à réaliser ainsi la louange divine, l’Opus Dei dans toute son acception. — (D.-E. Bourigaud, De la bonne exécution du Chant Grégorien, in Revue du chant grégorien, n°4, 15 novembre 1892)
    • On doit concevoir dès lors comment le chant grégorien a pu perdre bientôt de sa pureté native, puisqu’il dépendait beaucoup plus, soit de la tradition, soit des variations inséparables de la nature humaine, que d’une notation précise et législatrice, et que chaque école ou chaque prœcantor même pouvait avoir sa manière de neumer et par conséquent de chanter. — (M. Mignard, Du chant liturgique, 1854)
    • Le v. 535 ayant été écrit une seconde fois par le copiste entre les v. 536-537, il l’exponctue en se gardant bien de le neumer. — (Cahiers de civilisation médiévale, 1990)

Traductions[modifier le wikicode]

Anagrammes[modifier le wikicode]

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