obscurisme

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

De l’adjectif qualificatif obscur, avec le suffixe -isme.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
obscurisme obscurismes
\Prononciation ?\

obscurisme \Prononciation ?\ masculin

  1. (Littérature) (Rare) En littérature, parti-pris d'obscurité, érigé en système.
    • Mais en France, dans la patrie des Provinciales, de Gil-Blas et de Zadig, où toutes les sublimités du monde ne seront jamais rien sans la clarté, ces tours de force de l'illuminisme, qu'on devrait bien plutôt nommer l´obscurisme, ne prospéreront jamais. — (Armand de Pontmartin, Causeries du Samedi, « Les Fétiches littéraires, I : M. de Balzac »; Michel Lévy Frères, Paris, 1859, p. 66)
    • Monsieur Bouvier me permettra d'abord de le chicaner un peu sur son titre. Son livre est non pas une initiation à la littérature d'aujourd'hui qui, dans son ensemble, demeure parfaitement intelligible, mais une initiation à la littérature dite difficile, à ce que l'on appelle, d'un terme inventé récemment par Fernand Vandérem, l´obscurisme. — (André Billy, “Initiation à la littérature d'aujourd'hui”, par Émile Bouvier, dans La femme de France n°706 du 18 novembre 1928, Paris, 1928, p.18)
    • Le fantôme de l´obscurisme.Comme Messieurs de Port-Royal appelaient le jansénisme le fantôme du jansénisme. Nos disputes sont grammairiennes, a dit Montaigne. La dispute valérienne s'est terminée en accouchant d'un mot, celui d´obscurisme, créé et monté en épingle par un thermidorien, M. Vandérem. Nous possédions déjà. obscurantisme, qui s'entend d'un système politique et religieux destiné, paraît-il, à nous ramener dans la nuit du moyen âge. Alors Maritain serait obscurantiste, Valéry obscuriste. L´obcurisme se définirait un parti pris d'être obscur, de se complaire dans cette obscurité, de mépriser la clarté, et, porté par l'appel d'air du snobisme, d'en obtenir une gloire que les snobs refusent obstinément aux poètes clairs. — (Albert Thibaudet, Le fantôme de l'obscurisme dans Les nouvelles littéraires n°277 du 4 février 1928, Paris, 1928, p. 1)