parraka

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Fin du XVIIIème siècle) Nom créé par Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon dans son Histoire naturelle des oiseaux (1770–1783) sur la base du nom onomatopéen de l'ortalide motmot (Ortalis motmot) utilisé par les Amérindiens de Cayenne[1]. Les variantes parraqua et parrakoua supplantèrent cependant au XIXème siècle le parraka de Buffon, peut-être en raison de leur plus grande proximité phonétique des formes espagnoles (aracuá) et portugaises (aracuã) des noms vernaculaires des ortalides.

Des variantes de ces noms onomatopéens basés sur le cri de l'ortalide motmot et d'autres espèces d'ortalides (e.g. O. vetula) ont donné naissance à des appellations similaires de ces oiseaux, tels que hannaquaw (transcription de consonance anglo-saxonne par Edward Bancroft, médecin et naturaliste du Massachusetts (1745-1821), du nom donné par les Amérindiens de Cayenne, dans son essai sur la Guyane)[2]. La présente forme parraka de Buffon a trouvé écho aujourd'hui dans les formes espagnoles guacharaca (nom de l'O. motmot en Colombie), et chachalaca (ce dernier étant le nom vernaculaire le plus commun de toutes les ortalides en anglais et en espagnol dans tous les pays hispanophones d'Amérique latine).

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
parraka parrakas
\pa.ʁa.ka\

parraka \pa.ʁa.ka\ masculin

  1. (Ornithologie) (Désuet) Ancienne variante (fin du XVIIIème siècle) de parraqua et parrakoua, deux noms vernaculaires désuets de l'ortalide, genre d'oiseaux galliformes des forêts néotropicales et de la famille des cracidés.
    • Autant qu'on peut en juger par les indications incomplètes de Fernandez et de Barrère, on peut, ce me semble, rapporter ici : 1° le parraka du dernier, qu'il appelle faisan, et dont il dit que les plumes de la tête sont d'une couleur fauve, et lui forment une esspèce de huppe; 2° l'hoitlallotl, ou oiseau long du premier, lequel habite les plus chaudes contrées du Mexique. Cet oiseau a la queue longue, les ailes courtes, et le vol pesant, comme la plupart des précédents; mais il devance à la course les chevaux les plus vites. — (Georges Louis Leclerc comte de {{}}Buffon, "Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts, tome 59", F.G. Levrault, Strasbourg, 1829, p. 348).

Synonymes[modifier le wikicode]

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon (1770–1783), Histoire naturelle,, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roi, Vols XVI–XXIV, Histoire Naturelle des Oiseaux, Paris.
  2. Edward Bancroft, 1769., An essay on the natural history of Guiana., Londres.