tironien

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(Date à préciser) Du latin Tironianus (« de Tiron »).

Adjectif [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin tironien
\ti.ʁɔ.njɛ̃\
tironiens
\ti.ʁɔ.njɛ̃\
Féminin tironienne
\ti.ʁɔ.njɛn\
tironiennes
\ti.ʁɔ.njɛn\

tironien \ti.ʁɔ.njɛ̃\

  1. Se dit des caractères d’abréviation dont Tiron, affranchi de Cicéron, fut l’inventeur.
    • Abréviation tironienne.
    • Notes tironiennes : Sorte de sténographie dont l’invention est attribuée à Tiron, et qui fut en usage chez les Romains et dans la première partie du Moyen Âge.
    • L’art de ces notes (notes tachygraphiques, dont chacune exprimait soit une association de mots, soit un mot, soit une syllabe), introduit, suivant Isidore, chez les Romains par Ennius, fut tellement perfectionné et pratiqué par Tiron, l’affranchi de Cicéron, qui l’employait à relever ses plaidoyers et ses discours prononcés au sénat, que ce genre d’écriture fut appelé notes tironiennes, nom qu’il a conservé.
    • Alphabet tironien : Table alphabétique et explicative des notes tironiennes.
    • Les notes de tiron, sténographie composée de lettres tronquées et de signes dont l’exécution rapide permettait de suivre la parole, étaient plus spécialement usitées pour recueillir des discours, prendre des notes et obtenir de promptes transcriptions. Plusieurs diplômes de nos rois de la première race ont été écrits en notes tironiennes ; on les réservait aussi pour de [sic] certains écrits qu’on voulait tenir secrets. L’usage de ces notes se soutint en France jusqu’au IXe siècle. (Voy. le Spécimen de ce genre d’écriture, p. xlviii.) — (Louis-Alphonse Chassant, Dictionnaire des abréviations latines et françaises du Moyen Âge, Auguste Aubry, Libraire-Éditeur, Paris, 1862, deuxième édition, revue, corrigée et augmentée)
    • La notation tironienne qui apparaît au vers 87, en début de mot, a été transcrite par cum selon la graphie anglo-normande la plus courante de ce préfixe dans le texte. — (Mireille Demaules, « Note sur le texte et la traduction », Tristan et Yseut, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1995, p. 1299)

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]