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zaporogue

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Zaporogue
(Date à préciser) Du russe запорожский, zaporozskiy, composé de Запорожье, Zaporojie Zaporoguie, région du Don située après les rapides ») et de -ский, ski ; plus avant, dérivé de порог, porog rapide »). référence nécessaire (résoudre le problème)
Louis Viardot, dans la préface à sa traduction de Tarass Boulba (Librarie Hachette, 1882, p. ii) indique :
« Ce nom leur venait des mots russes za, au delà (trans), et porog, cataracte, parce qu’ils habitaient plus bas que les bancs de granit qui coupent en plusieurs endroits le lit de Dniepr. Le pays occupé par eux portait le nom collectif de Zaporojié. »
SingulierPluriel
Masculin
et féminin
zaporogue zaporogues
\za.pɔ.ʁɔɡ\

zaporogue \za.pɔ.ʁɔɡ\ masculin et féminin identiques

  1. (Histoire) Qualifie une tribu de Cosaques.
    • Au milieu du XVIIe siècle, l'Ukraine se libère enfin du joug polonais grâce à l'aide des Cosaques zaporogues qui peuplaient les rives du Dniepr.  (Nuit blanche, no 171, été 2023, page 27)
    • Puis il se réfugia chez les cosaques zaporogues, qui lui apprirent à monter à cheval et à manier l'épée.  (Albert Mousset, Histoire de Russie, Paris : Société d'éditions françaises et internationales, 1945)
    • Je suis fidèle comme un dogue
      Au maître le lierre au tronc
      Et les Cosaques Zaporogues
      Ivrognes pieux et larrons
      Aux steppes et au décalogue.
       (Guillaume Apollinaire, La Chanson du mal-aimé, in Alcools, 1913)

Variantes orthographiques

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SingulierPluriel
Masculin
et féminin
zaporogue zaporogues
\za.pɔ.ʁɔɡ\

zaporogue \za.pɔ.ʁɔɡ\ masculin et féminin identiques

  1. (Histoire) Cosaque qui vivait en amont des rapides du Dniepr, dans la région historique de l’Ukraine centrale dénommée Zaporoguie.
    • Devant ces ruines modernes, l'esprit ne rêve ni aux luttes acharnées du moyen âge, ni aux assauts soutenus contre quelque troupe de cosaques ou de zaporogues, ni aux attaques d'audacieux croisés, ni aux sombres histoires que rappellent les vieux monuments.  (Adèle Hommaire de Hell (1819-1883), Voyage dans les steppes de la mer Caspienne et dans la Russie méridionale, 1860)
    • Il reprend connaissance au moment où un zaporogue est en train de lui enlever ses vêtements.  (Jacques de Coussanges, « Werner von Heidenstam », dans La Revue des revues, tome 24 (1er trimestre 1898), Paris, 1898, p. 502)
    • Des pantalons rouges comme le feu, un cafetan bleu, une ceinture de couleur écarlate, le sabre au côté, un brûle-gueule avec une chaînette en cuivre pendant jusqu’aux pieds, en un mot un vrai Zaporogue !  (Nikolaï Gogol, Veillées de l’Ukraine : La Missive perdue, traduction de Ely Halpérine-Kaminsky, Paris : chez C. Marpon & E. Flammarion, 1890, page 192.)
    • A ce moment le bagnard de Sibérie, le nain de Champ-la-Fête rejoignit à trois siècles de distance, le beau Cosaque du Don, le zaporogue, Stenka Razine.  (Joseph Kessel, L'Héritier de Stenka Razine, dans Marianne, 2e année, n° 97 du 29 aout 1934, p. 15)

Prononciation

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