bouddhisme

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1817)[1] Dérivé de Bouddha avec le suffixe -isme.
Un des premiers ouvrages où le terme apparaît en français est celui de Michel-Jean-François Ozeray paru en 1817, Recherches sur Buddou ou Bouddou, Instructeur religieux de l’Asie orientale[1].
Le mot bouddhisme n'est pas utilisé lui-même dans la tradition bouddhiste. Il a été créé à partir des travaux d'ethnologues et de théologiens européens des XVIIe et XVIIIe siècles qui découvraient le Bouddha et sa doctrine et l'interprétaient avec leur entendement occidental. Les bouddhistes eux-mêmes se désignaient plutôt par des appellations comme « adeptes de la Voie » ou « adeptes du dharma »[2]. Le bouddhisme est identifié comme une religion par les érudits européens vers les années 1820[1].

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
bouddhisme bouddhismes
\bu.dism\

bouddhisme \bu.dism\ masculin

  1. (Religion) Voie religieuse orientale née en Inde au VIe siècle avant notre ère, et fondée sur un triple socle appelé « les trois joyaux » : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Sangha (la communauté des croyants).
    • Comme toute autre religion, le bouddhisme a sa métaphysique et sa mythologie ; il a aussi une morale et une organisation qui lui sont propres. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • On a beaucoup discuté pour savoir si le bouddhisme est une religion ou une philosophie, et la question n’a jamais été tranchée. Posée en ces termes, elle ne peut avoir de sens que pour un Occidental. [...] Il est un chemin, une voie de salut, celle qui mena le Bouddha à l’Éveil; il est une méthode, un moyen d’atteindre la libération par un travail mental et spirituel intense. — (André Migot, Le Bouddha, Club français du livre, 1960)
    • Le bouddhisme lamaïque a créé depuis le XIIIe siècle des liens étroits entre le Tibet et la Mongolie. — (René Cagnat & Michel Jan, Le Milieu des Empires : Entre Chine, U.R.S.S. et Islam, le destin de l'Asie centrale, Robert Laffont, 1981, page 249)
    • Je crois donc que, si on veut définir le bouddhisme de la façon la plus simple, il faut d’abord le considérer comme une voie. Et le but de cette voie est d’atteindre ce qu’on peut appeler la « perfection », la connaissance ultime, l’Éveil, ou, techniquement « l’état de Bouddha ». — (Mathieu Ricard, Jean-François Revel Le moine et le philosophe, Robert Laffont, 2012)
    • Jusqu’au début du siècle dernier, le bouddhisme passait pour une doctrine nihiliste. L’idée, découlant d’une interprétation erronée de la notion de nirvâna, se retrouve, sous une forme ou une autre, sous la plume de presque tous ceux qui ont écrit sur le bouddhisme au XIXe siècle, et au début du XXe siècle. — (Bernard Faure, Le Bouddhisme, Le Cavalier Bleu, 2014)

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Apparentés étymologiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. a b et c Bernard de Backer, « Bouddhismes en Belgique », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. 1768-1769, no. 23, 2002, pp. 5-70.
  2. Jon Kabat-Zinn, Coming to Our Senses, Hyperion, New York, 2005, p. 137.
  3. Albert Grünwedel, Mythologie du buddhisme au Tibet et en Mongolie, 1900.