debriñ

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

Breton[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Du vieux breton diprim.
→ voir debr.
Du moyen breton dibriff[1].
À comparer avec le verbe cornique dybry (sens identique).
→ voir depro-, mot gaulois signifiant nourriture.

Verbe [modifier le wikicode]

debriñ \ˈdeːbrĩ\ (voir la conjugaison), base verbale debr- (pronominal : en em zebriñ)

Mutation Infinitif
Non muté debriñ
Adoucissante zebriñ
Durcissante tebriñ
  1. Manger.
    • An ozhacʼh a azezas ivez ouzh taol dirazañ evit debriñ ur grampouezhenn a-raok mont da voueta e loened. — (Jakez Riou, Geotenn ar Wercʼhez, Éditions Al Liamm, 1957, page 67)
      Le chef de famille s’assit aussi à table devant lui pour manger une crêpe avant d’aller nourrir ses bêtes.
  2. (Figuré) Ronger, accaparer.
    • Azezañ a reas ar breur Arturo war un tog-kolonenn, debret e gizelladurioù gant an amzer. — (Youenn Drezen, Sizhun ar breur Arturo, Éditions Al Liamm, 1971, page 51)
      Le frère Arturo s’assit sur un chapiteau aux sculptures rongées par le temps.
  3. (Par extension) Dissiper (ses biens).
    • E-touez an dud-se e kavas kompagnunezh fall, mercʼhed ha tout, hag e chomas eno da cʼhoari loupenn ken n’en devoe debret e holl arcʼhant. — (Al louarn gwenn, conte populaire conté par Eujen Brigant, Lann-Ploubér, et recueilli par Marsel Klerg le 19-1-1950, in Al Liamm, niv. 28, Gwengolo-Here 1951, p. 22)
      Parmi ces gens, il fit de mauvaises rencontres, des femmes entre autres, et il resta là à courir les filles jusqu’à ce qu’il eût dissipé tout son argent.

Dérivés[modifier le wikicode]

Variantes dialectales[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Jehan LagadeucCatholicon, Tréguier, 1499