ennemie

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Féminisation de ennemi.

Nom commun [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
ennemie ennemies
\ɛn.mi\

ennemie \ɛn.mi\ féminin (pour un homme on dit : ennemi)

  1. Personne du sexe féminin qui nous est hostile.
    • On remarqua beaucoup, à Plassans, une série d’attaques dirigées par le fils contre les personnes que le père recevait chaque soir dans le fameux salon jaune. La richesse des Roudier et des Granoux exaspérait Aristide au point de lui faire perdre toute prudence. Poussé par ses aigreurs jalouses d’affamé, il s’était fait de la bourgeoisie une ennemie irréconciliable, lorsque l’arrivée d’Eugène et la façon dont il se comporta à Plassans vinrent le consterner. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 98)
    • Rô, qui faisait de la chair des pauvres gens qu’elle surprenait chaque jour, de coutumières ripailles, n’était pas seulement une redoutable ennemie, mais, douée par surcroît d’une subtile intelligence et d’une perversion inexplicable, elle savait tendre aux riverains de la côte, pièges et trébuchets, afin qu’y tombassent les imprudents égarés loin du bourg, les indigentes glaneuses de coquilles revenant de la marée, le bissac rempli de palourdes, sourdons, crabes, pétoncles et autres menues proies que leur dispensait à son reflux l’éternelle nourricière des besogneux pour qui le pain est toujours amer. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, La Découvrance éditions, page 72)

Traductions[modifier le wikicode]

Forme d’adjectif [modifier le wikicode]

ennemie \ɛn.mi\

  1. Féminin singulier de ennemi.
    • On fait des lits de fumier d’un demi-pied d’épaisseur, on y met dessus deux pouces de chaux vive bien menuisée; remettre un lit de fumier, et successivement un lit de chaux de la même épaisseur jusqu’à la hauteur de deux pieds à trente pouces; il s’établit alors une nouvelle fermentation par la médiation de la chaux, dont toutes les molécules se combinent avec les huiles et les sels des fumiers, elles se neutralisent mutuellement, et sont alors dans l’état propre de la fertilisation; car il est bien reconnu qu’il n’y a que les corps neutres qui soient fertilisant, parce que, loin de tendre à la fermentation qui est ennemie de toute organisation, ils tendent au contraire à se valabiliser, et que c’est l’état où les composés matériels sont le plus prochainement disposés à s’agréger et à exercer leurs affinités. — (Travail de l’année 1804 de la Société d’agriculture des propriétaires de l’arrondissement de Villefranche, département du Rhône, 1805)