laïque

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

Orthographe alternative de laïc au masculin, ou féminin de laïc.
→ voir laïc

Adjectif[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
laïque laïques
/la.ik/

laïque /la.ik/ masculin et féminin identiques

  1. Qui n’est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier.
    • Une personne laïque. - Il est de condition laïque. - Habit laïque.
    • Il faut à une vie une religion mystique ou laïque, une grande idée,... (Alexandra David-Néel, 1868-1969)
  2. Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse.
    • il fallait être « de la chose ». Les laïques étaient mal vus. (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866)
    • Le propre de la culture antique est sa tournure foncièrement laïque. (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd.1966)
    • […], et c’est seulement après 1967 que le philosophe laïque syrien Sadiq Jalal al-Azm refusa hautement de voir dans la religion une voie d’avenir efficace. (P.J. Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction de Odette Guitard, 1992, p.108-109)

Variantes orthographiques[modifier | modifier le wikicode]

Note[modifier | modifier le wikicode]
Sur internet, l’emploi adjectival de laïc au masculin est aujourd’hui aussi fréquent que celui de laïque. (Voir : Page de discussion)

Dérivés[modifier | modifier le wikicode]

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Nom commun 1[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
laïque laïques
/la.ik/

laïque /la.ik/ masculin et féminin identiques

  1. Personne qui n’est ni un ecclésiastique, ni un religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier.
    • Si le Ciel a enduré toute la nation de ces mécréants au cou serré pendant plus d’années que n’en saurait compter un laïque, nous pouvons bien, pendant quelques heures, endurer la présence d’un seul ; […]. (Walter Scott, Ivanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Tout laïque qu’il était, il s’est fait directeur de filles. (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.112)
    • Le législateur canonique intervient aussi pour réprimer le rapt ; le Concile de Chalcédoine de 451 (canon 27) dépose les clercs coupables de complicité de rapt et excommunie les laïques dans ces cas. (Gabriel Lepointe, La Famille dans l’Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.93)

Variantes orthographiques[modifier | modifier le wikicode]

Note[modifier | modifier le wikicode]
Au masculin, l’emploi substantivé de laïc est nettement majoritaire aujourd’hui. (Voir : Page de discussion)

Nom commun 2[modifier | modifier le wikicode]

laïque /la.ik/ féminin (Indénombrable)

  1. (Familier) (Par ellipse) (Vieilli) (France) L’école fondée par la république française. — Note :  : Elle s’oppose dans ce sens, à l’école confessionnelle.
    • En chaire, la vicaire disait que l’école laïque (la laïque) était l’école du crime et que les enfants qui en sortiraient ne feraient que des voyous. (Claude Rivals, Pierre Roullet, meunier angevin, p.184, Éditions Cheminements, 2004)
    • A l’époque, il redoutait plus l’ardeur des militants de la laïque que ceux des défenseurs de l’école privée. (Serge July, Les années Mitterrand, Grasset, 1986)

Prononciation[modifier | modifier le wikicode]

Prononciation manquante. (Ajouter)

Références[modifier | modifier le wikicode]