tristement
Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Sommaire |
[modifier] Français
Étymologie
Adverbe
tristement /tʁis.tə.mɑ̃/
- D’une manière triste.
- […], et, songeant qu’il faudrait bientôt nous quitter, nous nous assîmes tristement près de l’âtre où dansait la flamme rouge. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Un mort s’en allait tristement s’emparer de son dernier gîte, […] — (Jean de la Fontaine, Fabl. VII, 11)
- À mon âge, on ne fait ce que l’on veut en aucun genre ; on boit tristement la lie de son vin, — (Voltaire, Lett. Lacombe, avril 1767)
- Mais ne va pas, tristement vertueux, Sous le beau nom de la philosophie, Sacrifier à la mélancolie, — (Voltaire, Ép. III, à l’abbé Servien, mis à Vincennes)
- Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m’assieds, — (Alphonse de Lamartine, Méd. I, 1)
- D’une manière fâcheuse, misérable.
- À la fin tous ces jeux que l’athéisme élève, Conduisent tristement le plaisant à la Grève, […] — (Nicolas Boileau-Despréaux, Art p. II)
- On ne peut pas dire des jésuites que leur mort ait été aussi brillante que leur vie ; si quelque chose même doit les humilier, c’est d’avoir péri si tristement, si obscurément, sans éclat et sans gloire, — (Jean le Rond D’Alembert, Œuv. t. v, p. 122)
Traductions
Prononciation
- /tʁis.tə.mɑ̃/
- France : écouter « tristement [tʁis.tə.mɑ̃] »
Références
- Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 (tristement)