aristophanesque

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Composé de Aristophane et -esque.

Adjectif [modifier le wikicode]

aristophanesque \a.ʁis.tɔ.fa.nɛsk\ masculin et féminin identiques

  1. Qui rappelle la manière des satires d'Aristophane, qui a le caractère de ses comédies où règne la fantaisie la plus hardie. (Pour ce qui relève d'Aristophane, on utilise plutôt aristophanien.)
    • (1842) [L]a prose française [était] assez forte pour résister au commerce des génies les plus différents, [dont] la plaisanterie aristophanesque de Voltaire[.] (Victor Cousin, « Rapport à l'Académie française [etc.] », 1842)[fr 1]
    • (1853) [Il y a dans La philosophie positive de M. Auguste Comte], pour quelqu'un qui voudrait faire des charges au théâtre, dans le goût aristophanesque, sur les théories sociales, des californies de rire[.] (Flaubert, Correspondance, 1853)[fr 2]
    • (1856) Ce caractère aristophanesque du Mariage de Figaro [...] (Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, 1856)[fr 3]
    • (2006) [Nous sommes] prêts comme aucun temps ne le fut jamais [...] à la raillerie aristophanesque de l'univers. (Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, trad. 2006 de 1866)[fr 4]

Synonymes[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]

  1. Victor Cousin, « Rapport à l'Académie française sur la nécessité d'une nouvelle édition des Pensées de Pascal » (1842), in Des Pensées de Pascal, 1843, nouv. éd. rev. et augm., 1844, éd. Didier/Ladrange, p. 7
  2. Gustave Flaubert, Correspondance, éd. Louis Conard, Paris, 1926-1933 (9 vol.), t. III (« 1852-1854 », 1927), no 405, Lettre du [2 juillet 1853] à Louise Colet, p. 259
  3. Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps : étude sur la société en France au XVIIIe siècle d'après des documents inédits, 1856 (2 vol.), éd. Lévy Frères, t. II, chap. XXVIII (« Le Mariage de Figaro devant la critique [etc.] »), p. 332
  4. Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal : prélude à une philosophie de l'avenir (trad. Angèle Kremer-Marietti de l'orig. de 1866), éd. L'Harmattan, 2006 ISBN 2-296-00041-X, chap. VII (« Nos vertus »), aphorisme 223, p. 178