casquette à pont

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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

(1876) Simplification de casquette à trois ponts.

Locution nominale [modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
casquette à pont casquetttes à pont
\kas.kɛt a põ\
Une casquette à pont (détail de dessin satirique, 1900)

casquette à pont \kas.kɛt a põ\ féminin

  1. Variante de casquette à trois ponts.
    • D’autres [regrattiers des Halles] sont harcelés par des faiblesses coûteuses. Qui entretiendrait leur vice, si ce n’était eux-mêmes ? Les hommes ont la bouteille. Les femmes ont leurs amis à cheveux pommadés et à casquette à pont, qui attendent paisiblement que la recette soit mûre. — (Achille-Jules Dalsème, L’envers de Paris, première partie, chapitre 15, Le Gaulois, 25/05/1876)
    • Fragment de dialogue, à la sortie du bal Bullier :
      — Pourquoi donne-t-on à cette coiffure de soie le nom de casquette à pont ?
      — Parce qu’elle est l’apanage de la race aquatique.

      — (Jacques Durand, Menus propos, La Presse, 19/10/1880, page 1)
    • Un caboulot du faubourg n’a d'autre clientèle que celle des jolis messieurs à rouflaquettes et à casquettes à pont. Le patron de cet établissement fait l’œil à ses bons clients et leur avance même de l’argent quand madame n’étrenne pas. On appelle cet établissement : « Le Crédit alphonsier ». — (Montmartre, Sur le boulevard, Beaumarchais : journal satirique, littéraire et financier, 16/01/1881, page 3)
    • Bals musette, orgue de barbarie et fêtes foraines, gigolettes des fortifs se prostituant pour des souteneurs à casquette à pont, alcoolisme et tuberculose, misère bien réelle de Parisiens chassés de la capitale par les travaux d’Haussmann, l’ensemble de ces ingrédients devait participer à toute une imagerie banlieusarde romanesque lourde de sens. — (Jean Menanteau, Les banlieues, Le Monde Éditions, 1997, page 24)
  2. (Par métonymie) Souteneur, voyou.
    • Pilate Camescasse s’en lave les mains. Il reconnaît que ses agents sont comme le sabre de M. Prudhomme, organisés pour protéger les Parisiens et au besoin pour les assommer ; mais quant à coffrer les casquettes à pont, il lui faut une loi. — (Camescasse-tête, Le Censeur, juin 1882, page 1)

Variantes orthographiques[modifier le wikicode]

Traductions[modifier le wikicode]

Références[modifier le wikicode]