créativité

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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) Composé de créative, féminin de créatif, et du suffixe -ité [1]. Attesté au milieu du XIXe siècle [2][3][4], Le Petit Robert donne 1946 comme étymologie.

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
créativité créativités
\kʁe.a.ti.vi.te\
Exemple de créativité en architecture : The Helix Bridge and Marina Bay Sands Hotel, Singapore. (1)

créativité \kʁe.a.ti.vi.te\ féminin

  1. Façon créative de faire quelque chose.
    • La psychologie de la vieillesse n’est encore qu’esquissée. La créativité, qui est prospection dans le temps, s’épuise. — (Emmanuel Mounier, Traité du caractère, 1947, p. 162)
  2. Capacité, faculté, d’inventer du nouveau, de nouvelles choses.
    • Les deux architectes ont du faire preuve d’une grande créativité pour concevoir ces deux projets.
    • Il a fait preuve d’une belle créativité dans l’élaboration de cette histoire.
    • La créativité, c’est l’aptitude à avoir de bonnes idées de solutions de façon répétées, si possibles nouvelles (inattendues aux yeux des autres). — (Jean-Louis Swiners & Jean-Michel Briet, L’Intelligence créative au-delà du brainstorming [sic], Maxima, 2004, p. 71)
  3. Partie d’un processus de conception qui se situe après l’analyse et avant la synthèse.
    • Ainsi, la créativité c’est la faculté de composer, de construire, à partir d’éléments déconstruits, un concept, en effectuant sa synthèse. C’est une succession ou une alternance de moments créatifs (d’imagination) et créateurs (de création). Référence nécessaire

Synonymes[modifier]

Quasi-synonymes[modifier]

Traductions[modifier]

Références[modifier]

  1. « créativité », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage
  2. Josef Hoëné-Wronski, Messianisme ou Réforme absolue du savoir humain […], Firmin Didot frères, 1847, page 527, « Créativité (aptitude à la création) »
  3. Antoine Mollière, Métaphysique de l’art, Gaume Frères / Jacques Lecoffre, Paris, ‎1849, page 88, « Mais, Dieu connu, que sera l’homme, l’œuvre de ses mains, le produit de sa créativité, de son activité absolue ? »
  4. Nicolas de Gerebtzoff (Nikolaĭ Akimovich Zherebt͡s︡ov), Essai sur l’histoire de la civilisation en Russie : Russie Moderne, tome 2, 1858, page 246, « […] elle [la Russie] ne voulait plus se contenter seulement de développer en elle la faculté de percevoir les idées d’autrui, elle se préparait à jeter la sonde de l’analyse et à ouvrir ses ailes pour voler dans les régions de la méditation et de la créativité. »