lascif

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Aller à : navigation, rechercher

Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(Date à préciser) Du latin lascivus (« enjoué, folâtre, enclin aux plaisirs amoureux »).

Adjectif[modifier]

Singulier Pluriel
Masculin lascif
\la.sif\
lascifs
\la.sif\
Féminin lascive
\la.siv\
lascives
\la.siv\
Position lascive. (1)

lascif \la.sif\

  1. (Sexualité) Qui est porté sur les plaisirs amoureux, sensuels ou sexuels.
    • Il était la proie de Carmen […] Et non seulement il la subissait, mais encore il la recherchait, épris de sa chair de grande amoureuse lascive et insatisfaite, parfois ruée dans des débordements insensés, de quoi combler l’imagination la plus follement macérée dans les laves de l’érotisme épuisant. (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 103)
    • Son visage franc au front clair, la respiration paisible de son cœur, l’aisance et la mobilité de tout son corps disaient assez qu’il n’y avait pas de place en lui pour des désirs malins, perfides ou sournoisement lascifs ; elle n’était d’ailleurs pas peu fière de voir un membre de sa famille faire si bonne figure dans le monde, et dès le début de leurs relations, elle avait résolu de le prendre en main. (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, tome 1, p. 356)
  2. Qui incite aux plaisirs amoureux, sensuels ou sexuels.
    • Une posture, une danse lascive. Un tableau lascif.
    • Des regards, des vers lascifs, des paroles lascives.
    • Passant ensuite aux détails techniques de la composition et de l’instrumentation, Liszt caractérise la manière incisive dont Wagner a rendu les attractions lascives du Venusberg : ces figures ascendantes des violons à l’aigu, brodées sur un tissu de trilles et de trémolos qui se perdent et se retrouvent en enlacemens inextricables, ces susurremens accentués de légers coups de cymbale qui peignent les vertiges de la sensualité, ses éblouissemens prismatiques. « Il y a des notes qui sifflent à l’oreille comme certains regards chatoient à la vue : longues, désarmantes, perfides ! Sous le velouté de leur artificielle douceur on saisit des intonations despotiques, on sent trembler la colère. Çà et là des mordantes de violon s’échappent de l’archet comme des étincelles phosphoriques. […] » (Édouard Schuré, « Les Concerts du dimanche et les maîtres symphonistes : Beethoven, Berlioz, Richard Wagner », in Revue des deux mondes, LIVe année, troisième période, tome LXII, 1884)

Traductions[modifier]

Anagrammes[modifier]

Références[modifier]