merdre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

(1896) Variation plaisante de merde avec ajout paragogique d’un \r\, créée par Alfred Jarry dans sa pièce Ubu Roi.

Nom commun[modifier]

Singulier Pluriel
merdre merdres
\mɛʁdʁ\

merdre \mɛʁdʁ\ féminin

  1. Merde.
    • - Madame de ma merdre, garde à vous, car je ne souffrirai pas vos sottises. Je vous disais donc, messieurs, que les finances vont passablement. Un nombre considérable de chiens à bas de laine se répand chaque matin dans les rues et les salopins font merveille. De tout côtés on ne voit que des maisons brûlées et des gens pliant sous le poids de nos phynances. (Alfred Jarry, Ubu roi)
  2. Mois du calendrier pataphysique qui correspond à la période du 17 mai au 14 juin dans le calendrier grégorien.
    • Vers les mois de palotin-merdre 53 (mai-juin 1926), Torma connut une période de prospérité relative. Rentré à Paris, il soutira quelques fonds à Crevel, puis devenu correcteur d'imprimerie, […]. (Jean-François Jeandillou, Supercheries littéraires: la vie et l'œuvre des auteurs supposés, Usher, 1989, p. 307)

Vocabulaire apparenté par le sens[modifier]

En raison de leur création par Jarry

  • phynance (autre mot créé par Jarry, en variation plaisante d’un mot commun)
  • oneille (autre mot créé par Jarry, en variation plaisante d’un mot commun)

Traductions[modifier]

→ voir merde

Interjection[modifier]

merdre \mɛʁdʁ\

  1. Merde.
    • Cher Monsieur, désolée, mais je n'ai pas le temps. Revenez dans six mois ! Si possible quand vous serez guéri... ou crevé !
      Et merdre! comme disait le bon Roi Ubu !
      Si les analystes jungiens, c'est ça ! Crève d'abord et je te prends après !
      (Marciniak, Cuba mi amor, Éditions Publibook, 2010, p. 37)

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

→ voir merde