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mucher

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.

mucher \my.ʃe\ pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se mucher)

  1. Variante de musser.
    • Avant de se recoucher, l’idée lui vint pourtant de soulever son traversin. Il aperçut alors trois minuscules pastilles noirâtres, qui prestement se muchèrent dans un repli de drap. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
    • Il avait un peu l'air d'un cochon d'Inde qui se muche sous la paille et vous guette avec anxiété. — (Georges Duhamel, Civilisation, « La dame en vert » ; Le livre de poche, Paris, 1967, page 74)
    • …y compris les partisans du clan de Tobie qui restaient muchés dans leurs huttes pour ne pas être aperçus par les trois « démons ». — (Romain Sardou, Pardonnez nos offenses (2002), page 299)
    • Donc on se retrouve devant la mini terrasse et on va se mucher dans le coin le plus reculé de la salle. Histoire d’y causer tranquille. — (Thierry Decas, Meurtres en Charente-Maritime, La Geste, 2025 → lire en ligne)

Vocabulaire apparenté par le sens

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  • Aide sur le thésaurus mucher figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : cacher.

Prononciation

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mucher *\Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Variante de mucier.

Références

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(Date à préciser) De l’ancien français mucher, variante de mucier (« (se) cacher »).

mucher \my.ʃe\ transitif ou pronominal

  1. Cacher, mucher.
    • […] Tous chés penouls venant d’l’Autriche, […],
      Veul’tent brûler tous nos masons,
      […],
      Les fimmes s’much’tent dins les cafes,
      […],
      — (Louis Debuire (dit Du Buc), « La Colonne de 1792 », dans Macédoine Lilloise, recueil de chansons en patois de Lille, chez Cufay-Petitot, Lille, 1859, page 40 → lire en ligne)
      […] Tous ces vauriens venant d’Autriche, […],
      Veulent brûler toutes nos maisons, […],
      Les femmes se cachent dans les caves[1] […]
    • Much’-te bien, j’ cache après ti,
      Si j’ t’attrap’, te seras pris ;
      […]
      — (Refrain chanté par les enfants jouant à une variante de cache-cache, cité par Vermesse en 1861 [α], et Desrousseaux en 1889 avec la mélodie[2])
      ≈ Cache-toi bien, je te cherche,
      Si je t'attrape, tu seras pris ; […]
    • Tout cho s’much’dins ch’fin fond d’min tchoeur […] — (Léon Goudallier, textes réunis par René Debrie, sonnet no 119 : « Min poays » [Mon pays] (13 janvier 1935), dans Sonnets picards, Centre d’études picardes — Université de Picardie, Amiens, 1979, réédition numérique FeniXX, page 73 → lire en ligne)
      Tout ça se cache dans le fin fond de mon cœur […]

Prononciation

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→ Prononciation audio manquante. (Ajouter un fichier ou en enregistrer un avec Lingua Libre Lingua Libre)

Références

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  1. ↑ Rimé avec bett’raves (« betteraves ») dans la source. Par ailleurs Vermesse indique  [β] :
    « F remplace souvent le v. Ainsi veuve fait veufe, fève, fèfe, cave, cafe, brave, brafe, etc. »
  2. ↑ Alexandre Desrousseaux, Mœurs populaires de la Flandre française, L. Quarré, 1889, entrée « À mucher », partition de la page 290 → en ligne

Bibliographie

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  • Louis Vermesse, Vocabulaire du patois lillois, Béhague, 1861 :
    • [α] page 113, entrée « mucher »
    • [β] page 57, entrée « F »