sillage

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Français[modifier | modifier le wikicode]

Étymologie[modifier | modifier le wikicode]

(Date à préciser) De siller et -age.

Nom commun[modifier | modifier le wikicode]

Singulier Pluriel
sillage sillages
/si.jaʒ/

sillage /si.jaʒ/ masculin

  1. (Marine) Trace que fait un bâtiment lorsqu’il navigue.
    • La friction du vent sous l’enveloppe produisait une série intermittente de rides et de petits claquements : on eût cru, en moins fort, le bruit du sillage à l’avant d’un bateau. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 231 de l’éd. de 1921)
    • Il est toujours imprudent d'approcher d'un ice-berg ; le centre de gravité peut être déplacé par la fusion de la partie submergée ; soit spontanément, soit sous la faible impulsion du sillage, l'énorme construction, en équilibre instable, éclate ou chavire. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Dans mon sillage, une quinzaine de coryphènes, dorades à queue dorée, me suivaient toujours. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • On voyait le sillage et nullement la barque
      Parce que le bonheur avait passé par là
      . (Jules Supervielle, Le Sillage)
    1. Vitesse d’un navire.
      • Mesurer le sillage d’un bâtiment.
  2. Trace, sillon, voie qu’a ouverte quelqu’un.
    • Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, p. 16)
    • Il avait besoin de vivre dans le sillage d'une femme, fallût-il pour cela enfiler les aiguilles et planter des clous dans les murs ! (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, ch. VIII, Gallimard, 1937)
  3. Ce qui suit quelque chose de près, comme une conséquence.
    • Au milieu de la lutte contre le chaos, dans le sillage de la famine, survint un autre vieil ennemi de l’humanité : la peste, la Mort Pourpre. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 417 de l’éd. de 1921)

Traductions[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]