sceptique

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier]

Étymologie[modifier]

Du grec ancien σκεπτικός, skeptikós.

Adjectif [modifier]

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
sceptique sceptiques
\sɛp.tik\

sceptique \sɛp.tik\ masculin et féminin identiques

  1. (Philosophie) Qualifie les philosophes qui établissent pour principe qu’il n’y a rien de certain.
    • Pyrrhon est considéré comme l’initiateur de la philosophie sceptique.
    • Les philosophes sceptiques.
  2. (Courant) Qualifie les personnes qui affectent de douter de tout ce qui n’est pas prouvé d’une manière évidente, incontestable.
    • À force de rouler à travers les hommes et les pays, d’en observer les coutumes contraires, ses idées se modifièrent, et il devint sceptique. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834)
    • C’est un homme, un écrivain, un esprit sceptique.
    • Être sceptique, rester sceptique : douter d’une chose.
    • Cette nouvelle m’a laissé sceptique.

Composés[modifier]

Dérivés[modifier]

Traductions[modifier]

Nom commun [modifier]

Singulier Pluriel
sceptique sceptiques
\sɛp.tik\

sceptique \sɛp.tik\ masculin et féminin identiques

  1. Personne qui doute.
    • Les subtilités de l’ontologie ont fait tout au plus des sceptiques ; c’est à la connaissance de la nature qu’il était réservé de faire de vrais déistes. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
    • En tant que sceptiques, nous avons observé qu’en général les gens tiennent à leurs croyances pour des raisons liées à certains besoins émotionnels. — (Louis Dubé, L’argument déterminant et les théories du complot, dans Le Québec sceptique, no 67, p.5, automne 2008)
    • Pyrrhon, bien qu’il n’en souhaitât pas, ni le contraire bien sûr, eut des disciples aux noms différents : les zététiques cherchaient la vérité sans relâche, les sceptiques examinaient tout sans jamais rien trouver, les éphectiques suspendaient leurs jugements, les aporétiques s’affirmaient incertains, y compris de leurs incertitudes. — (Michel Onfray, L’ordre libertaire : La vie philosophique d’Albert Camus, Flammarion, 2012, chap. 5)
  2. (au féminin) Philosophie pyrrhonienne du doute.
    • Selon cela les doutes de la sceptique établiront le milieu de la vertu intellectuelle, examinant les raisons qui proposent de tous côtés, sans rien déterminer que sur le vraisemblable seulement, et avec sa suspension ordinaire. — (François de La Mothe Le Vayer, Lettre CXXIV. Du prix de la sceptique, Œuvres, VII/I, p. 383-384.)

Traductions[modifier]

Prononciation[modifier]

Homophones[modifier]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]