zwinglianisme

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
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Français[modifier le wikicode]

Étymologie[modifier le wikicode]

Composé du patronyme de Huldrych Zwingli et du suffixe -isme.

Nom commun [modifier le wikicode]

Invariable
zwinglianisme
\Prononciation ?\

zwinglianisme masculin, invariable

  1. (Religion) Doctrine réformatrice chrétienne, initiée par Ulrich Zwingli, prêtre zurichois du XVIe siècle.
    • Ainsi, ceux qui s'étaient séparés de l'Église romaine appartenaient déjà à deux sectes très distinctes : les uns au luthéranisme, les autres au zwinglianisme, précurseur du calvinisme. — (Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, Vol.6, 1858, page 158)
    • […] le luthéranisme. Celui-ci occupe une place intermédiaire entre le zwinglianisme et le calvinisme, surtout à l’égard des rapports de l’Église et de l’État, et de la discipline. Le zwinglianisme penchait plutôt du côté de la césaréopapie et d'un nationalisme étroit, et le calvinisme du côté de la théocratie et d’un cosmopolitisme ecclésiastique. — (Louis Thomas, La Confession Helvétique: études historico-dogmatiques sur le XVIe siècle, 1853, p.103)
    • Il y a un genre de zwinglianisme sec et superficiel qui réduit la cène du Seigneur à n’être qu’un souvenir vide, et le baptême une pantomime à laquelle on se soumet par obéissance seulement. — (Le Chrétien évangélique, Vol.11, 1860, page 311)
    • «Ulrich Zwingli a une affreuse réputation. Le «zwinglianisme» évoque la timidité, la modestie, le zèle. Mais aussi l’incapacité à jouir de la vie», note Peter Opitz, spécialiste du personnage. — (Céline Zünd , « Zwingli, ce rebelle qui agite Zurich depuis cinq siècles », Le Temps SA. Mis en ligne le 17 février 2017, consulté le 18 février 2017)

Notes[modifier le wikicode]

Cette doctrine diffère de celle de Luther en deux points notamment :
* Le libre arbitre, que Zwingli défendait, par opposition au serf arbitre de Luther, position selon laquelle le choix n’est qu'une illusion.
* L’eucharistie, le pain et le vin n’y était qu’une figure du corps et du sang de Jésus Christ. Se basant sur le principe que Jésus aurait fait des gestes en même temps qu’il parlait, et avait désigné son corps en disant "ceci est mon corps", ces paroles ne désignaient donc pas le pain, mais son corps propre. La position actuelle des réformés (issus de la réforme calviniste, mais refusant de s’appeler ainsi, préférant la dénomination « réformé » depuis une citation de Calvin « semper reformenda », toujours en réforme) est assez proche de celle-ci, mais repose sur une argumentation toute autre.

Traductions[modifier le wikicode]

Prononciation[modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier le wikicode]